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dimanche 11 septembre 2011

[Détour] Google et l'environnement, côté transports

Google Green
Dans ses efforts pour l'environnement, Google ne se contente pas de créer des infrastructures informatiques parmi les plus efficaces au monde, en termes de consommation énergétique. Sa politique en matière de transports est tout aussi exemplaire et pourrait aisément inspirer d'autres entreprises, avec des initiatives relativement abordables.

La première de celle-ci, initiée en 2004 avec un "Projet 20%" (les 20% de temps réservés à des projets "personnels" des employés de Google), est une flotte de navettes, maintenant adoptée par près d'un tiers du personnel du siège de Mountain View, soit 3500 personnes l'utilisant quotidiennement pour se rendre à leur travail. Ces "GBus" sont confortables et rapides (ils peuvent emprunter les voies réservées, en Californie) et un puissant système de gestion et de suivi permet d'en optimiser les déplacements, sur des horaires étendus et au plus près des lieux de résidence de leurs utilisateurs. Ces avantages suffisent largement à en décourager beaucoup d'utiliser leur voiture personnelle.

La flotte de "GBus" est une des plus importantes pour une entreprise aux Etats-Unis mais elle est aussi une des plus "propres". Les véhicules choisis sont équipés de moteurs particulièrement performants, parmi les premiers à respecter les standards 2010 d'émission de l'EPA (Agence de Protection de l'Environnement).

Pour ceux qui n'utilisent pas les "GBus", dont tous les employés dans le monde qui ne travaillent pas à Mountain View, c'est une incitation à utiliser des moyens de transport "autonomes", marche à pied, bicyclette, roller, skate-board, kayak (sic !)... qui prend le relais. Pour chaque personne qui se déplace "sans carbone" pendant une journée, un timbre virtuel est collecté, qui sera ensuite transformé en donation à l'association de son choix (100 USD pour 20 jours et une personne). Afin de développer les "bonnes" habitudes, Google a organisé cette année un "Bike to Work Day", qui a convaincu 2500 personnes dans 56 pays de se rendre au bureau en vélo.

Une fois sur le campus, plusieurs autres équipements sont mis à la disposition des "Googlers". Ce sont d'abord les "GBikes", bicyclettes disponibles pour tous les déplacements entre les différentes installations. Pour les trajets plus longs, hors du site, un programme d'auto-partage a été mis en place, la "GFleet", composée exclusivement de voitures électriques et soutenue par 200 chargeurs rapides (utilisable aussi par les propriétaires d'un véhicule électrique personnel).

Selon ses estimations, Google évite, avec ses "GBus" et sa "GFleet", l'émission de plus de 5000 tonnes de CO2, soit l'équivalent de 2000 voitures utilisées quotidiennement.

Serait-il vraiment si difficile à d'autres entreprises de suivre un tel exemple ?

2 commentaires:

  1. Bonjour,

    Un ami m'a transmis cette page que je trouve forte intéressante.
    En effet, je suis consultante en éco-mobilité sur Sophia Antipolis (06) et je m'occupe de sensibiliser certains salariés des entreprises de la technopole.
    Le fait est que la plus grosse entreprise (+ 2500 salariés) via mon intermédiaire, organise des évènements sur les modes alternatifs à la voiture individuelle. Notamment par ces "Journées tous à vélo" dont la 7eme édition aura lieu jeudi 22/09 prochain, dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité et de la journée mondiale sans voiture ! :)

    Alors oui, les entreprises peuvent modifier les habitudes de leurs salariés, si elles s'en donnent les bons moyens !...

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  2. Bonjour à tous, je trouve le "post" plutôt intéressant mais si je peux me permettre... Google ne fait que copier un concept déjà proposé en 2007 (je sais c'est vraiment prétentieux :-))... Certes par notre société (et là je fais un peu de publicité mais il me fallait quand même relever ce points (je parle ici de la compensation liée à la bonne pratique de mobilité).
    Dans un environnement 100% Français, nous avons conduit déjà plusieurs expérimentations du même type, dont la plus exemplaire à Nantes auprès de 35 entreprises et 1600 salariés (la vidéo explicative ici http://www.dailymotion.com/video/xdkpi3_videopromotiontransway-nm-final_tech).
    Sur le fond et pour réagir, je trouve plutôt désarmant de continuer à parler de CO2 sur ces sujets alors que le problème de fond reste la décision individuelle et le basculement de comportement. Je ne crois personnellement pas que nous réussirons à convaincre une personne de laisser sa voiture à la maison au profit d'un mode ACTIF pour se rendre sur son lieux de travail en lui promettant un dont à une ONG x ou y... (Preuves expérimentales à l'appui de mon propos).
    Je crois par contre intéressant de placer dans un environnement communautaire et participatif et de le récompenser directement... La il s’agit d’un véritable programme de FIDS et le mobile pourra jouer son rôle dans le dispositif...
    Pour prolonger le commentaire, je ne crois pas non plus que ce qui motive les utilisateurs des navettes Google et les systèmes de transport Gfleet et autres soient le dispositif de compensation mis en place, je crois qu'il s'agit d'un ensemble dont la simplicité d'usage du mode concerné, la réalité de son usage (cadence, efficacité, propreté,...) et la gratuité ou quasi gratuité… Finalement et pour faire un peu d’humour, ils leur offrent du coca et des donuts et les incitent à faire du vélo pour compenser.
    Pour apporter de l’eau au moulin, il existe aujourd’hui des dispositifs accessibles à toute entreprise/collectivité quelques soit sa taille pour récompenser ses salariés actifs lorsqu’ils se rendent de manière propre sur leur lieu de travail. Ce n’est qu’une question de décision managériale, je crois que la responsabilité sociétale du dirigeant sur ce point devrait faire bouger les mentalités dans les prochaines années. Il en reste que le dirigeant n’a pas d’opposition aujourd’hui à dépenser de l’argent pour réserver du foncier pour le parking de ses collaborateurs, il reste encore très réservé sur les questions de télétravail et ne finance pas encore les personnes qui se rendent au boulot en vélo.
    Il reste également un très gros effort à faire sur la structuration de l’offre de transport et la dynamisation des alternatives de déplacements dans une agglomération ou une zone industrielle. Les offres existent, nous avons par exemple une multiplicité d’offres de co-voiturage, une multiplicité d’offres de location de voiture entres particulier (cas unique au monde !) et pourtant le basculement ne s’opère pas. Travaillons donc sur les motivations pour opérer ces changements de comportement, proposons des outils d’incitation et nous devrions arriver à de meilleurs résultats.
    N’oublions que nous sommes l’un des premiers pays au monde en termes de compétence « Transport »… Il ne reste plus qu’à relever le défit !
    J’espère n’avoir pas été trop long,
    Nicolas Tronchon
    www.transway.pro

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