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samedi 31 décembre 2022

2022, un retour sur terre ?

2022
Quelques heures avant d'entamer une nouvelle année et de tenter (demain ?) d'y projeter une série de tendances positives, je vous invite à revenir une dernière fois sur 2022… et ses déconvenues, ses ratés et autres échecs, en espérant que le ménage ainsi fait laisse la place à un retour indispensable vers plus d'innovation productive et efficace.

Commençons par un constat générique, à propos des valorisations astronomiques de la FinTech – ou, du moins, de ses stars les plus en vue. Elles ont commencé à subir des corrections sévères, dont il n'est en outre pas certain qu'elles soient terminées, soulignant un début de désaffection de la part des investisseurs. Le mouvement n'a toutefois rien de très inquiétant, pour l'instant, dans la mesure où il constitue un contrecoup d'excès passés, en voie de résorption, et non le signe d'une chute brutale imminente.

Parmi les principales victimes de ce retournement de conjoncture, le paiement fractionné et/ou différé mérite une mention spéciale. Après une explosion, notamment à la faveur de la crise sanitaire, il se trouve aujourd'hui à une jonction extrêmement dangereuse, entre des besoins croissants de la part de consommateurs dont la situation fragilisée accroît les risques de défaut et l'augmentation du coût de l'argent dû à la remontée des taux d'intérêt. Une période difficile s'ouvre pour les nouveaux entrants.

Dans un registre différent, les métavers ont probablement été l'étoile filante de 2022. Une frénésie incontrôlable s'est emparée de toutes sortes d'entreprises, dans le secteur financier et ailleurs, à la suite du pari qu'a lancé Mark Zuckerberg sur Facebook en en faisant Meta. Prédictions choc, expérimentations, implantations virtuelles…, l'avenir était écrit et il allait être révolutionnaire. Arrivés en décembre, les esprits se sont calmés faute d'intérêt des consommateurs et la vision s'est éloignée… d'au moins 10 ans.

Dans le même périmètre, il semblerait que les cryptoactifs aient également perdu de leur lustre au cours des 12 derniers mois. Il n'est pas dit qu'il s'agit d'une mode passagère vouée à disparaître irrémédiablement, mais une évolution vers un concept d'actifs numériques, débarrassé des illusions sur la blockchain, pourrait se dessiner. En parallèle, les cryptomonnaies souffrent aussi, entre baisse vertigineuse des cours (de près des deux tiers pour bitcoin et ether) et scandales en tout genre ruinant la confiance.

Je terminerai enfin cette énumération (qui ne se veut certainement pas exhaustive) avec les premières capitulations autour des usages de la technologie de la blockchain par les institutions financières, suivies peut-être (j'espère) de la prise de conscience de l'absurdité des promesses qui lui sont attachées par des « experts » qui ne comprennent pas vraiment de quoi ils parlent. Si de nombreux projets se poursuivent, il est rassurant d'observer le net ralentissement des nouvelles initiatives et des allocations de budget.

Dans l'ensemble, 2022 aura donc été une année d'assainissement généralisé pour l'industrie, justifié en partie par les efforts de rationalisation engagés en prévision d'une crise qui ne dit pas son nom, incidemment. Avec un peu de chance (et de prise de recul), les ressources libérées de la sorte pourraient être utilement consacrés à des chantiers autrement plus critiques et urgents, notamment au service (réel) des clients.

Coucher de soleil

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