Comme en écho à l'alerte récemment lancée par le cabinet Gartner vis-à-vis de la dégradation de l'impact environnemental de l'univers « digital », en particulier avec le développement de l'intelligence artificielle, les rapports que viennent de publier Google et Amazon pour l'année 2025 viennent confirmer les estimations les plus pessimistes.
Alors que les deux acteurs ont déclaré leur engagement à atteindre la neutralité carbone d'ici à quelques années (aussi futile soit ce genre de promesse) et après des progrès sensibles réalisés dans un premier temps, leurs derniers bilans en date illustrent la dérive en cours, laissant planer un doute de plus en plus lourd sur leurs véritables trajectoires. Sans parler d'autres indicateurs (tels que la consommation d'eau), leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) ont ainsi progressé de 16 à 18% en un an.
En outre, si cette croissance paraît inquiétante en elle-même, elle ne reflète probablement pas entièrement la réalité à venir. En prenant principalement l'exemple de Google, la majeure partie de l'augmentation enregistrée est imputable à la construction et l'aménagement de centres de production informatique supplémentaires, requis afin de faire face à la demande de l'IA. Le béton des bâtiments et les composants électroniques des serveurs figurent parmi les principales sources (indirectes) de GES.
La consommation électrique de ces installations n'interviendrait donc pas dans la comptabilité ? En réalité, il s'agit, dans une large mesure, d'une illusion. Google admet un surcroît de 37% par rapport à 2024… mais il ne se traduit que par un petit +2% d'émissions de GES. Cette apparence vertueuse est justifiée par le recours à des énergies renouvelables (qui ont tout de même aussi un impact)… et de la compensation sur les marchés du carbone, ce qui n'est qu'un pis-aller (sinon une mascarade).
Mais la situation va indubitablement continuer à s'aggraver car, entre les politiques désastreuses de l'administration américaine actuelle et les limites techniques de l'industrie de l'énergie, les nouveaux centres de données sont de plus en plus fréquemment alimentés par une électricité carbonée (en général à base de gaz naturel). Avec leur mise en service, les bilans environnementaux vont certainement prendre un coup de massue qu'aucune compensation ne pourra jamais dissimuler.
Les géants de la Silicon Valley veulent maintenant nous faire croire que l'IA, qui est responsable de l'essentiel de la catastrophe qui se profile, serait aussi sa solution. Mais ils n'ont aucune démonstration concrète à offrir et se contentent de vagues illustrations peu convaincantes, à l'instar de celles de Google affirmant que quelques-uns de ses produits (dont les thermostats NEST et la navigation routière), qui existaient avant l'IA, permettent d'éviter des millions de tonnes de CO2 rejetées dans l'atmosphère.
En vérité, leurs engagements d'autrefois sont en voie d'être rangés aux oubliettes… et advienne que pourra (à l'humanité). Le cynisme est désormais (à nouveau ?) la seule loi qui règne et le format du rapport environnemental de Google en fournit un aperçu presque caricatural, en consacrant plus de 80% de ses pages à la description de ses initiatives, plus ou moins sérieuses, et de ses ambitions, et en enfouissant soigneusement les données brutes de son diagnostic à la fin du document.







![Actualité Qonto [PDF] Qonto x Acasi](https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEhA_HoEqsKz9CJFcpMCshm9xzhoMYj65I-eFGjr64mXn5lPdG3KRgZLZDhsxUbC6XOI0sfWoEnOTZuzA1BlFE5PNDQZ6LzrU2ghplKa_zBu3aPRQHSWcLbjgpKa-bIUmc6sQWS9Wx9h1l8IS3dAcGGKIKGtCEzPWsqVa8ivrrIw6djizMZA_-c6_wL7nBs/s1600/Qonto%20x%20Acasi.png)




![Actualité Sumeria [PDF] Sumeria](https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi94xwia9hlp8vRx-KFe8QkCFKrPGW7TX9eY4_N8twSSvG5udYrgD9f5HrqQFQvihBEHUraJ2UkFU7s7517KpA6VRRCHQGUHqAzXNKPcQN1-0sa23Xm7N81DuNrgbg2mRT4iS1SQOBvmfAhiyPUi90ab_Rd-RxZgl4XrYWummNBMOBk79HL7K_97tXmwNA/s16000/Sumeria.png)





