Voilà 7 ans qu'Apple a lancé sa carte de crédit, aux États-Unis. Et soudain son grand concurrent sur le marché des smartphones, Samsung, se réveille et dévoile aujourd'hui la sienne, copiant la plupart de ses caractéristiques – dont quelques-unes ont perdu l'attrait de la nouveauté – sans leur ajouter la moindre touche d'originalité.
Développée avec la branche américaine de Barclays, la « Samsung Galaxy Card » se décline en une version dématérialisée et une incarnation physique « premium », en métal, comme il se doit, décorée uniquement du logo Samsung noir (et de la puce, bien sûr). En revanche, aucun détail n'est fourni sur son revers, alors que l'absence de tout marquage constituait une des principales différenciations d'Apple. Sans surprise, les deux variantes ne peuvent être intégrées que dans le porte-monnaie virtuel maison.
Contexte local oblige, le fabricant met en avant les avantages attachés à sa carte, avec des récompenses qui s'étagent entre 5% des achats éligibles effectués auprès de Samsung et 1% sur l'ensemble des dépenses, en passant par les 3% accordés sur les transactions exécutées avec son « wallet » mobile (ce qui laisse imaginer que celui-ci rencontre des difficultés à s'imposer, notamment face à Google) et des bonus spécifiques sur certains abonnements à des services de divertissement en ligne.
Le produit ne comporte pas de frais annuels… mais les taux d'intérêt applicables sont significativement plus élevés que ceux que pratiquent Apple et le marché, à ce jour. Par ailleurs, une option de règlement par mensualités, quasiment obligatoire en 2026, est bien proposée, sur différentes durées… Hélas, les modalités du « Barclays Easy Pay Plan » semblent manquer de transparence, avec un coût fixe, prélevé à chaque échéance, dont la méthode de calcul n'est pas claire (hormis son plafond).
En résumé, Samsung tente de rattraper son retard, longtemps après la bataille, et sa riposte à son rival de toujours ne paraît guère compétitive. Ce n'est donc pas avec cette carte que l'entreprise peut espérer reprendre des parts de marché sur le secteur des téléphones et je ne vois pas comment ses fidèles se laisseraient séduire par une équation économique pâlichonne face même aux grandes banques américaines.



















