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C'est pas mon idée !

mardi 3 mars 2026

Les achats impulsifs nuisent à l'épargne

Plum
Monsieur de La Palice n'aurait probablement pas trouvé vérité plus évidente sur l'argent : ce que vous dépensez en achats impulsifs n'alimentera pas votre bas de laine ! Tel est le point de départ d'une enquête commanditée par Plum, spécialiste de l'épargne invisible, qui l'étoffe d'un peu de contexte et de quelques estimations quantifiées.

Réalisée auprès d'un échantillon de français de 18 à 24 ans, l'étude montre d'abord que, dans leur immense majorité, ils souhaiteraient mettre un pécule de côté et je pense que ce résultat est celui qui différencie le plus cette génération des précédentes. Car, si les expressions ont changé puisqu'on parle maintenant de la peur de rater quelque chose (le fameux « FOMO »), succomber aux tentations (et le regretter ensuite) est incontestablement une caractéristique universelle de la jeunesse de toute époque.

Les occasions de craquer sont peut-être plus fréquentes qu'autrefois (je n'en suis pas convaincu) mais la pression sociale (qui incite à ne pas refuser une sortie, un voyage entre amis…) ou l'attrait irrésistible de nouveautés en tout genre (gadget électronique, vêtement…) sont des facteurs indémodables de surconsommation que seul l'âge et les responsabilités qui l'accompagnent parviennent éventuellement à contrôler. En tous cas, les plus exposés – en région parisienne – sont aussi les plus affectés, de très loin.

Les statistiques sont éloquentes. Trois quarts des répondants admettent ainsi avoir déjà dépassé leur budget afin de ne pas manquer une soirée avec des proches (80% en Île de France contre moins de 35% sur le pourtour méditerranéen). En moyenne, ce sont 80 euros qui s'envolent chaque mois dans des dépenses mal assumées, ce qui représente donc près de 1 000 euros chaque année qui ne sont pas placés dans une réserve, en vue de, par exemple, faire face à un coup dur ou préparer un grand projet.

Enquête Plum

Mais, après tout, est-ce si grave ? C'est bien en commettant des erreurs (à tout le moins quand elles ne sont pas trop sévères) que se forme naturellement la jeunesse, dans tous les domaines, et c'est en prenant conscience de l'impossibilité de faire face à un besoin important après avoir dilapidé leurs premiers salaires que ces personnes intègreront progressivement la leçon de l'épargne, avec infiniment plus de force et d'efficacité que n'en exerceront jamais des programmes pédagogiques spécialisés.

C'est dans cette transition vers la maturité financière que les outils, dont ceux que propose Plum, jouent un rôle essentiel. Il ne doit pas être question de changer le comportement des individus qui, entrant tout juste dans la vie active, découvrent la liberté et l'indépendance mais plutôt d'être prêt à les accompagner quand ils commencent à s'interroger sur leur avenir, à s'assagir, à « s'installer »… Les automatismes tels que le versement d'une fraction du salaire ou les arrondis des transactions dans une cagnotte offrent alors un moyen de prendre le pli en douceur.

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