Les cartes de paiement virtuelles offrent un excellent niveau de sécurité mais souffrent d'un parcours d'utilisation un peu trop complexe pour une adoption inconditionnelle. Google a peut-être une solution et la canadienne TD devient l'une des premières institutions financières à la mettre à la disposition de la plupart de ses porteurs de carte Visa.
Juste derrière la « tokénisation » implémentée dans les porte-monnaie mobiles, le principe de la carte virtuelle fournit une des meilleures protections disponibles contre le vol des informations de paiement. En effet, la génération d'identifiants à usage unique ou limité, seuls partagés avec le commerçant, évite automatiquement les risques sur l'instrument principal. Malheureusement, la mise en œuvre requiert quelques manipulations, normalement dans l'app bancaire, qui freinent la généralisation.
Alors, pour encourager les consommateurs à recourir à ce système, Google l'intègre au cœur de ses plates-formes, en particulier son navigateur Chrome et son « m-wallet ». Ainsi, dès qu'une carte d'un des établissements partenaires est identifiée dans une transaction, ses outils vont proposer spontanément de remplacer d'un geste les coordonnées habituelles de paiement, exposées aux dangers de détournement, par celles d'une carte virtuelle, dont la capture s'avèrerait inutile pour un cybercriminel.
Le mécanisme opère dans différentes circonstances, pour les scénarios les plus courants. Dans le cas où une carte éligible est enregistrée pour le pré-remplissage automatique des données sur les sites d'e-commerce, une option invite simplement à activer la fonction. Dès lors, une carte virtuelle prête à l'emploi sera toujours proposée au passage en caisse. Autre possibilité, si l'utilisateur saisit ses références « normales », le navigateur autorise leur conversion en une version temporaire sans complication.
Les défenses les plus sophistiquées contre la fraude perdent toute leur valeur si elles ne sont exploitées par les victimes potentielles. Or, et le fait est bien connu, la moindre friction dans le processus de paiement constitue un facteur de rejet. Quand il faut ouvrir une application, s'authentifier et, enfin, demander la création d'une carte virtuelle, une majorité de personnes se découragent et sacrifient la sécurité de leur argent. Et voilà une belle illustration de l'importance cruciale de prendre soin de l'expérience client.



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