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C'est pas mon idée !

dimanche 13 octobre 2013

Gartner : 10 technologies stratégiques pour 2014

Stratégie
En parallèle de leurs prédictions, le Symposium ITxpo de Gartner est aussi traditionnellement l'occasion pour les analystes du cabinet de présenter les 10 tendances technologiques qu'ils jugent stratégiques pour l'année à venir (celles qui auront potentiellement un impact majeur dans les entreprises, sur lesquelles elles devront donc impérativement établir leur position dans les 2 ans à venir).

Les facteurs dominants de la liste de 2014 restent les mêmes qu'en 2013. Ils composent ce que Gartner a baptisé le "Nexus des Forces", décrivant la convergence de 4 grandes mutations en cours : social, mobile, "cloud" et information. Cependant, dans cette continuité, une certaine inflexion des priorités est en train de s'opérer, en faveur des multiples approches de l'informatique en "nuage" et au détriment des "big data"…

Diversité et gestion des appareils mobiles
La multiplication des types d'appareils (téléphones, tablettes, "phablets"…) mais aussi des contextes d'utilisation et des modèles d'interaction rend utopique tout espoir de stratégie d'entreprise universelle. Le développement de politiques "BYOD" ("Bring Your Own Device" – utilisation professionnelle du matériel personnel) concourt à aggraver la situation en augmentant dramatiquement le nombre de collaborateurs mobiles. Dans cette situation, il est impossible d'offrir tous les services sur toutes les configurations disponibles et l'urgence est donc de définir ce qui est possible ou non sur chacune d'elles.

Apps et applications (mobiles)
Dans le domaine encore très jeune des logiciels mobiles, il est naturel que les évolutions prévisibles soient particulièrement importantes. Du côté des changements mineurs, la transition vers les applications web (HTML5) va profiter des progrès (de performance) des moteurs JavaScript. Mais la rupture vient surtout d'une transformation de paradigme : les apps – compactes, focalisées sur un minimum de fonctions – vont prendre le pas sur les applications – couvrant un spectre extensif de fonctions. Les secondes seront, si nécessaire, construites par l'assemblage des premières. Ensuite, viendra une nouvelle approche de l'expérience utilisateur, capitalisant sur les sentiments, les émotions, les intentions…

L'internet de tout
Au-delà de l'internet des objets, l'"internet de tout" exprime une vision dans laquelle tout objet un tant soit peu élaboré sera bientôt connecté au réseau et deviendra capable de produire ou consommer de l'information. Malheureusement, les entreprises ne sont pas prêtes – d'un point de vue opérationnel et organisationnel – à exploiter cette tendance, qui peut pourtant présenter des opportunités dans tous les secteurs.

Le nuage hybride et le courtier de services
La combinaison des modèles de "cloud computing" – personnel, interne et externe – représentera pour l'entreprise un impératif qu'il faut préparer dès aujourd'hui, dans la conception des services privés. Avant même la généralisation du concept de "cloudbursting" (délestage d'une partie des traitements sur des ressources externes en cas de pic de charge), des usages statiques, répartissant les fonctions et les données sur différentes infrastructures, se répandront. A l'avenir, un rôle particulier émergera alors pour gérer l'intégration, l'agrégation et la personnalisation des multiples options disponibles : le CSB ("Cloud Service Broker" – courtier de services "cloud").

Architecture client-nuage
Les modèles d'architecture des applications sont également en voie de transformation. Le modèle prédominant comporte, d'un côté, un client – application native ou web – fonctionnant sur un appareil connecté à Internet et, de l'autre, des services applicatifs hébergés sur une infrastructure centralisée "élastique". Sur cette base, 2 forces s'opposent : le développement des capacités des mobiles et les contraintes du réseau incitent à transférer une partie des traitements du côté du client, tandis que les attentes des utilisateurs vis-à-vis de leurs applications accroissent la pression sur les ressources des serveurs.

L'ère du nuage personnel
Dans un monde où chaque personne est équipée d'une multitude d'appareils différents, la plate-forme n'est plus au centre des usages. Les services en "cloud" jouent désormais ce rôle et l'entreprise doit donc focaliser ses efforts d'administration et de sécurisation sur ceux-ci.

Le "tout défini par logiciel"
Ce concept ("Software-Defined Anything" en anglais) recouvre un ensemble de standards émergents, issus des modèles d'automatisation du "cloud computing", qui facilitent l'interopérabilité et la configurabilité des infrastructures informatiques.

L'informatique à l'échelle du web
Pour maintenir leur compétitivité, les centres de production informatique des entreprises doivent adopter certaines des approches – architectures, processus, pratiques… – qui permettent aux géants du web (Amazon, Google, Facebook…) non seulement de construire des systèmes aux capacités presque infinies mais aussi de bénéficier d'une efficacité et d'une agilité incomparables. C'est une vision industrielle qui doit être prise en exemple, conduisant notamment à concevoir des composants matériels spécifiques (pour réduire les coûts) ou à adopter de nouvelles architectures extrêmement résilientes.

Les machines intelligentes
Il faut s'attendre à une prolifération de systèmes "intelligents", capables d'exploiter une gigantesque masse d'information et de prendre en compte le contexte d'une demande pour offrir des conseils et recommandations (à l'image d'IBM Watson), voire pour remplacer l'humain (comme dans les voitures autonomes). Gartner considère que cette tendance sera la plus disruptive dans l'histoire de l'informatique, car elle commence à réaliser l'utopie de la machine exécutant ce que seul l'homme était jusqu'à maintenant supposé capable de faire.

L'impression 3D
La démocratisation des imprimantes 3D rend possible une multitude de nouveaux usages, de la création de micro-séries d'objets au prototypage rapide, très simplement et à faible coût. Après sa forte médiatisation auprès du grand public, cette réalité commence aussi à pénétrer les entreprises (plutôt industrielles, cependant).

Gartner Symposium ITxpo

En synthèse, dans les institutions financières, on pourra donc principalement retenir de ces tendances stratégiques deux grands axes de réflexion pour l'année qui vient : la transformation majeure qui s'apprête à affecter les applications mobiles et les impacts variés du "cloud computing" sur les centres de production informatique.

samedi 12 octobre 2013

St George Bank héberge les startups

St George Bank
Nombreuses sont les banques qui cherchent à séduire les jeunes entreprises innovantes. Certaines leur dédient des conseillers spécialisés, d'autres mettent à leur disposition des salles de réunion ou des espaces d'exposition et de présentation. L'australienne St George pousse l'idée encore plus loin : elle leur offre des bureaux !

Le premier d'une série de "Business Hubs" – il est prévu d'en implanter au moins un dans chaque état – doit entrer en service le 1er novembre prochain à Sydney. Ouvert gratuitement à toutes les petites entreprises en phase de démarrage, clientes ou non, ce lieu fonctionnera un peu comme un incubateur : outre des bureaux, les startups y trouveront toutes les infrastructures nécessaires (réceptionniste, réseau WiFi, imprimantes, salles de réunion…) ainsi que des opportunités d'échanges avec d'autres entrepreneurs.

St George Business Hub

La création des "Business Hubs" s'inscrit dans une initiative plus large en faveur du développement des PME. St George a ainsi alloué des fonds supplémentaires pour leurs besoins de crédit et est en cours de recrutement de 50 conseillers spécialisés. Cette campagne intervient presque simultanément à l'annonce de la suppression d'un nombre équivalent de postes dans les agences "classiques", ce qui laisse penser qu'une transition est là aussi en train de s'opérer dans le rôle assigné à ces dernières.

Dans une conjoncture où les clients traditionnels des banques – particuliers et entreprises – leur offrent des perspectives de croissance limitées, les établissements les plus ambitieux recherchent parmi les jeunes pousses celles qui seront demain leurs meilleures clientes. Pour les attirer, ce ne sont pas seulement les produits et services financiers qui font la différence : beaucoup d'entre elles ont besoin d'autres formes de soutien et un espace de travail peut facilement faire partie de l'équation.

Pour la banque, les bénéfices d'une telle opération sont multiples. En premier lieu, elle se distingue concrètement de ses concurrentes dans la conquête de nouveaux clients à fort potentiel. Ensuite, elle va pouvoir apprendre à connaître ceux-ci en profondeur et les suivre de près puisqu'ils seront installés dans ses locaux. Enfin, il s'agit également d'une habile reconversion d'une partie du réseau d'agences de St George, dont la fréquentation est en baisse, vers un nouvel usage à forte valeur ajoutée.

vendredi 11 octobre 2013

Level simplifie le PFM mobile à l'extrême

Level
Recette minute : prenez un représentant de la Génération Y (avec un passé chez Visa), un vétéran des services financiers, un ex-ingénieur de Simple et un ancien de la mythique agence IDEO, demandez-leur de plancher sur le sujet du PFM (ou gestion de finances personnelles), secouez les idées et vous obtenez Level !

Avec l'application mobile que vient de publier la startup, finis la création de budget, la classification (automatique ou non) des opérations, les (beaux) camemberts et autres graphiques inutiles… Au lieu de cela, vous connectez vos comptes (courants, d'épargne, de cartes de crédit) et vous obtenez en permanence et en temps réel une vue – sous forme de 3 bulles – de votre capacité de dépense pour le jour, la semaine et le mois en cours.

Dans les coulisses, le système de Level analyse les transactions passées afin d'en déduire le niveau global de revenus de l'utilisateur et d'identifier ses charges récurrentes (loyer, impôts et charges, factures d'électricité et de téléphone…). Enfin, il ajoute à tout cela une recommandation d'épargne régulière. Ce qui reste constitue alors le reste à dépenser (rappelant le "Safe to Spend" de Simple), réactualisé ensuite à chaque nouvelle opération enregistrée.

Level pour iPhone

Jack Fuentes, (jeune) PDG et co-fondateur de Level, affirme que les consommateurs de sa génération ont une perception de l'argent différente de celle de leurs parents, façonnée, entre autres, par la dette accumulée pour leur éducation et les aléas du marché de l'emploi. La solution de la jeune pousse se veut donc adaptée à cette évolution, avec une approche centrée sur le mobile et la simplicité d'emploi, jouant sur la tendance de la "quantification de soi" transposée du bien-être personnel à la santé financière.

Même si la vision de Level peut sembler simpliste (l'application comporte tout de même aussi quelques instruments complémentaires de suivi des dépenses sur la durée), il est incontestable qu'elle répondra à certains besoins (sinon tous), particulièrement dans des situations de mobilité. Par exemple, le cas d'usage de l'utilisateur se demandant s'il a les moyens de s'offrir l'objet de ses rêves exposé dans une vitrine résonnera chez beaucoup d'entre nous.

Le raisonnement qui a présidé à la conception de l'application est que les outils de PFM classiques demandent trop d'efforts pour être utilisés sur le long terme et qu'il vaut donc mieux offrir un produit presque trivial mais efficace au quotidien pour aider les consommateurs à maîtriser leur budget. D'un autre côté, la startup prévoit également, pour son futur modèle économique, de développer des services additionnels (payants) facilitant la gestion financière.

Les idées les plus simples sont souvent les meilleures et celle de Level ne devrait pas faire exception. Encore faut-il préciser que la simplicité concerne ici l'expérience utilisateur mais pas nécessairement l'exécution. Ainsi, l'agrégation de comptes multiples (fournie par Intuit), le modèle d'analyse des dépenses, l'actualisation des disponibilités en temps réel… sont des composantes indispensables au succès de la solution dont l'assemblage est certainement complexe.

jeudi 10 octobre 2013

CME et 6Fusion préparent une bourse du cloud

Communiqué CME Group et 6fusion
Pour toutes les grandes entreprises – institutions financières en tête, les ressources informatiques représentent désormais des actifs critiques. Conséquence logique, les bourses du monde entier souhaitent en faire des "valeurs" comme les autres. Dernière initiative en date, CME Group veut leur appliquer son expertise des produits dérivés.

Il y a peu de temps, Deutsche Börse annonçait déjà le lancement prochain d'une bourse dédiée au "cloud computing" (sous sa forme IaaS – "Infrastructure as a Service"), sur laquelle les utilisateurs et fournisseurs pourront échanger des capacités de calcul. Cette fois, il s'agit d'aller au-delà de ce seul concept de place de marché, en fournissant aux acteurs concernés les moyens de gérer leur risque, à travers une gamme de produits dérivés, inspirés de ceux qui existent pour d'autres catégories de valeurs.

Pour concrétiser (un jour) cette idée, CME Group vient de signer une lettre d'intention avec la jeune pousse 6fusion, qui lui fournira les compétences techniques nécessaires. Parmi ces dernières figure notamment la place de marché constituant le socle de base de l'offre. Mais surtout, dans un effort de transparence indispensable pour légitimer son approche, la société a conçu un instrument de mesure objectif des infrastructures informatiques (en termes de capacités de calcul, de stockage et de réseau).

L'index que matérialise cette mesure, le "Workload Allocation Cube" (WAC), permet aujourd'hui de comparer des ressources hétérogènes mises à disposition sur la plate-forme de 6fusion. Il deviendra naturellement un élément fondamental de la valorisation du "cloud", sur la bourse imaginée par CME Group. Il s'agit fondamentalement d'une unité de calcul qui va transformer les infrastructures informatiques en un produit banalisé et donc négociable.

Au-delà de la liquidité que permet d'assurer un marché ouvert, l'introduction de produits dérivés peut apporter des garanties supplémentaires non négligeables aux entreprises participantes. Ce pourrait être, par exemple, la possibilité, pour un "utilisateur", de réserver une certaine capacité de calcul "à terme" ou, pour un vendeur, de fixer à l'avance le prix de vente futur de ressources qu'il s'apprête à déployer…

Certes, les travaux entre CME Group et 6fusion en sont encore au stade exploratoire et peut-être la bourse promise ne verra-t-elle jamais le jour. Quoi qu'il en soit, ces réflexions démontrent clairement que le vieux rêve du "cloud computing" – des ressources informatiques standardisées accessibles à la demande, comme l'électricité et l'eau le sont depuis longtemps – est en bonne voie de devenir une réalité à relativement court terme.

Place de marché de 6fusion

mercredi 9 octobre 2013

BNP Paribas et Société Générale veulent éduquer les consommateurs

Simple coïncidence ou signe des temps qui changent, deux grandes banques françaises, BNP Paribas et Société Générale, lancent presque simultanément des séries d'ateliers pédagogiques dans leurs locaux, destinés à sensibiliser – voire éduquer – les consommateurs sur des sujets plus ou moins proches de leur métier.

Société Générale
Du côté de la banque rouge et noire, les "Cafés 2.0" se dérouleront [PDF] entre octobre et décembre dans une vingtaine d'agences réparties aux 4 coins du territoire. Chacun d'eux comprendra 10 ateliers animés par des formateurs spécialisés, consacrés à 4 grand thèmes : la sécurité en ligne, les usages du mobile, les réseaux sociaux et les enjeux du e-commerce (pour les professionnels).

La légitimité de Société Générale sur ces sujets ne sera probablement pas évidente pour tout le monde mais il est clair que la banque a un certain intérêt à développer la culture numérique de ses clients, à la fois dans le but de favoriser leur transition vers les canaux de libre service (pour les transactions "basiques") et pour promouvoir des comportements en ligne "sains", en particulier dans le domaine de la sécurité.

Les Cafés 2.0 - Société Générale

BNP Paribas
Pour BNP Paribas, ce sont deux initiatives distinctes qui sont lancées ces jours-ci. La première est, là encore, une série d'ateliers pédagogiques organisés dans ses agences, sur des thématiques plus financières. Ainsi, 550 sessions sont proposées dans toute la France cette fin de semaine, abordant les nouveaux moyens de paiement et le commerce en ligne.

La démarche, intégrée dans la campagne "Parlons Vrai" de la banque, se veut indépendante de tout objectif commercial et vise à permettre à chacun de comprendre les transformations qui affectent (ou vont affecter) notre vie quotidienne. Et, alors que les efforts de communication portent souvent vers le grand public, il est intéressant de noter que BNP Paribas et Société Générale réservent une place aux professionnels dans leurs ateliers (et, dans les 2 cas, à propos de e-commerce).

Thèmes des ateliers BNP Paribas

La seconde, plus originale, s'inscrit dans le cadre d'un partenariat avec l'un des pionniers français du "crowdfunding", Ulule. La jeune pousse organise un "Ulule Tour" de France, pour faire découvrir le financement participatif aux consommateurs. Non seulement BNP Paribas lui apporte-t-elle un soutien opérationnel dans cette opération de communication, mais elle accueillera également plusieurs des présentations dans ses "Maisons des Entrepreneurs" et autres "Pôles Innovation".

Petit à petit, les banques commencent à faire évoluer leur relation avec leurs clients. Conscientes de l'apparition de nouveaux modes de consommation, s'appuyant sur les conseils et recommandations de l'entourage étendu au monde "virtuel", elles adoptent une position plus pédagogique et "ouverte" qu'elle ne le faisait jusqu'à maintenant. Dans un registre plus pragmatique, il s'agit aussi pour elles de tenter de regagner ainsi une confiance sérieusement écornée depuis la crise de 2008.

Incidemment, et peut-être inconsciemment, les ateliers des deux établissements dessinent en parallèle, certes encore modestement, une autre vision du rôle de l'agence. D'un lieu dévolu aux transactions et aux échanges avec son conseiller, elle devient un espace de dialogue plus large, où il n'est plus uniquement question des produits et services financiers de la banque. Un premier pas dans la direction prise par Umpqua aux États-Unis ?

mardi 8 octobre 2013

Gartner prédit un monde "tout numérique"

Gartner
La saison 2013 des Symposiums ITxpo de Gartner est lancée et son édition américaine, à Orlando, nous donne l'occasion de découvrir les toutes dernières prédictions du cabinet pour les prochaines années. Contrairement à l'habitude, la vision des analystes s'avère, cette fois, fortement teintée de pessimisme.

Les thèmes dominants des réflexions – la révolution industrielle numérique, le business numérique, les machines intelligentes et l'internet des objets – convergent tous vers une profonde transformation qui se déroule sous nos yeux : le monde devient "numérique" et aucun secteur ne sera épargné. Ainsi, dans la première catégorie, il est question des impacts de l'impression 3D sur l'industrie, notamment sur les "pertes" liées à la propriété intellectuelle et les enjeux éthiques de l'impression d'organes et tissus vivants.

Si on s'en tient aux sujets qui concernent directement les institutions financières (sans impliquer pour autant que l'impression 3D n'y jouera aucune rôle), intéressons-nous surtout au "business numérique", notion qui recouvre toutes les activités qui se créent par l'utilisation des technologies et qui exploitent le numérique dans les produits et services offerts, dans de nouvelles expériences client ou encore dans les modèles de distribution.

Dans un scénario peu réjouissant, les analystes de Gartner considèrent que cette évolution vers le tout numérique va inévitablement conduire à une réduction significative du marché de l'emploi et des salaires, tel qu'on le connaît aujourd'hui. La conséquence directe sera, d'ici 2020, une agitation sociale marquée, dans certains pays développés, dont nous est même promis un avant-goût dès 2014, avec un mouvement de type "Occupy Wall Street" à une échelle démultipliée !

Dans une vision plus positive, qui ne concerne hélas que le secteur manufacturier des biens de consommation, la moitié des acteurs concernés seront passés en 2017 à un modèle d'innovation ouverte, pour leurs campagnes marketing comme pour la création de nouveaux produits, utilisant les technologies pour "enrôler" un nombre toujours plus important de participants, de plus en plus anonymes. Les institutions financières auraient intérêt à suivre le mouvement !

D'ici 2017 également, la collecte et le partage de données personnelles – en échange d'une réduction, d'un service plus pratique ou mieux personnalisé… – seront entrés dans les mœurs, acceptés par 80% des consommateurs. Nourrie par la vogue du "quantified self" (l'auto-quantification des individus, en particulier, aujourd'hui, dans le domaine sportif ou de la santé) et par un appétit croissant des entreprises pour les données, la valeur de ces dernières va croître, jusqu'à en faire un véritable actif personnel négociable.

Malheureusement, dans ce même domaine, la sécurité souffrira puisqu'en 2020, 75% des informations sensibles détenues par les entreprises et les gouvernements ne seront plus protégées, jusqu'à être accessibles publiquement. En effet, devant la croissance exponentielle des volumes de données, il deviendra impossible de tout protéger et les entreprises choisiront donc de n'en sécuriser sérieusement qu'une petite partie extrêmement critique.

Gartner Symposium ITxpo

Dans le domaine des "machines intelligentes", il faut retenir la transformation des métiers des "travailleurs de la connaissance" ("knowledge workers"), concurrencés par l'émergence de systèmes à auto-apprentissage, capables d'analyser l'information en temps réel, sans erreur, et de prendre des décisions contextualisées. D'ailleurs, d'ici 2017, 10% de la capacité de calcul disponible serait consacrée à l'apprentissage et non plus au traitement de données.

Enfin, autour de l'internet des objets, dont les banquiers estiment souvent qu'il ne les concerne pas directement, il ne faut pas négliger les opportunités qu'il offre de collecter encore plus d'informations sur les consommateurs et d'améliorer ainsi les services qui leurs sont délivrés. Dans ce registre, l'informatique portée sur soi ("wearables", à commencer par les lunettes de type Google Glass et les montres intelligentes) mérite d'être prise en compte dans les stratégies.

Conclusion sans équivoque de ce panorama, la technologie et le numérique sont désormais partout. Et si les DSI ne perçoivent pas l'impact des évolutions esquissées ici sur leur propre métier, ils doivent se rendre compte que l'omniprésence de l'informatique dans tous les recoins de leurs entreprises va irrémédiablement transformer leur rôle.

lundi 7 octobre 2013

Cardlinkin', le Cardlytics à la française

Cardlinkin'
Grâce à Cardlytics (entre autres) et ses 33 millions d'utilisateurs actifs, les offres promotionnelles personnalisées liées à la carte de paiement (ou "CLO" – "Card-Linked Offers") ont conquis les États-Unis. Aujourd'hui, une jeune pousse française, Cardlinkin', s'apprête à décliner les recettes de ce succès de notre côté de l'Atlantique.

L'approche proposée par la startup combine, comme son aînée américaine, marketing et analyse de données. On retrouve ainsi au menu, d'un côté, un moteur de ciblage capable de proposer les promotions les plus pertinentes en fonction du profil de dépenses du consommateur et, de l'autre, un système liant directement les réductions à la carte bancaire, qui permet de bénéficier des offres sans avoir à imprimer un coupon ou retenir un code quelconque.

Concrètement, l'utilisateur enregistré va recevoir, par mail ou par l'intermédiaire d'une application mobile, des promotions adaptées à son comportement habituel, tel qu'il aura été évalué par l'analyse des lieux, des périodes, des catégories, des montants… de ses achats – par carte – passés. Il peut alors "activer" celles dont il souhaite profiter d'un simple clic, qui lui seront ensuite effectivement appliquées, automatiquement, dès la première transaction qualifiante.

Tout aussi classiquement, Cardlinkin' propose sa solution "clés en main" aux banques, en leur promettant une meilleur fidélisation de leurs clients, séduits par des offres pertinentes. Les commerçants, pour leur part, ont accès à un vivier de prospects hautement qualifiés par un ciblage précis et fiable. Ils peuvent alors espérer améliorer de manière significative la performance de leurs actions de marketing, dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus à la recherche de "bonnes affaires".

Page d'accueil de Cardlinkin'

Dans sa présentation, Cardlinkin' prend soin de rassurer ses utilisateurs potentiels sur la protection des données personnelles de leurs clients. Élément essentiel de confiance, sa plate-forme de ciblage est installée dans les "murs" (informatiques) du partenaire : aucune information sensible n'est transmise à l'extérieur, à aucun moment. Cependant, en contrepartie, l'effort d'intégration de la solution sera probablement plus important (et plus long).

Malgré l'intérêt qu'expriment les institutions financières pour l'exploitation des données dont elles disposent, en particulier à des fins marketing, elles sont extrêmement timides lors du passage à l'acte. Ainsi, une des premières et toujours seules tentatives du genre a été celle de Fortuneo Budget en juin dernier (sans l'aspect "CLO", toutefois). Cardlinkin' aura fort à faire pour lever ces réticences, dues pour l'essentiel à la crainte d'une réaction négative des consommateurs, qui ne peut être évitée qu'avec une communication minutieusement orchestrée.

Enfin, du point de vue des commerçants, je m'interroge également sur l'efficacité réelle de ces offres appliquées "en différé", c'est-à-dire indépendamment du contexte de l'acte d'achat lui-même (la demande est faite avant tandis que la valorisation intervient plus tard) : le consommateur ne va-t-il pas perdre de vue (consciemment ou pas) que c'est le marchand qui en est à l'origine ? Il faudra certainement penser un jour à introduire un mécanisme permettant d'éviter ce risque (a minima, une notification sur le mobile ?).

dimanche 6 octobre 2013

Brèves : CA Store, Soon, NAB, Simple…

L'actualité récente a été riche en petites nouvelles diverses et variées : en France et à l'étranger, banque mobile, "cloud computing", analyse de données, finance participative, paiements… Séance de rattrapage accélérée !


CA Store
Un peu plus d'un an après son ouverture officielle, le CA Store du Crédit Agricole, rassemblant les applications mobiles développées grâce à ses interfaces de programmation ouvertes (APIs), cherche toujours ses marques. Dernière péripétie en date, l'accès en devient entièrement gratuit pour les clients de la banque.

Ces tâtonnements n'ont rien de surprenant pour une initiative qui reste unique au monde et dénotent la volonté du Crédit Agricole d'en assurer le succès. Avec (seulement) 15 000 utilisateurs à ce jour, il est clair que le modèle doit évoluer pour rester pertinent. Le principe de l'abonnement payant pour accéder aux titres du CA Store semblait être un frein important à sa popularité, aussi le GIE en charge de sa gouvernance a-t-il décidé de l'abandonner.

Il ne fait aucun doute que l'intérêt des consommateurs va être relancé par ce changement de politique : non seulement le monde du logiciel mobile tend vers la gratuité dans son ensemble mais il apparaît encore plus inconcevable pour les clients que leur banque facture les applications. En revanche, se pose désormais la question de la rémunération des "digiculteurs" (les membres de la coopérative des développeurs) : sans revenus directs, comment vont-ils pouvoir récolter les fruits de leurs efforts ?


Soon
Soon, la banque "révolutionnaire" d'Axa Banque, se fait toujours attendre, 4 mois après son annonce et quelques opérations de teasing qui commencent aussi à s'essouffler. Alors, pour nous faire patienter, ses concepteurs adoptent une intéressante démarche de transparence totale : le planning du projet est (en quelque sorte) publié sur son site !

La page dédiée présente donc, sous forme graphique, les grandes fonctions qui constitueront la nouvelle offre, avec l'état d'avancement de chacune d'elles. On pourra regretter que la livraison semble encore bien lointaine (la verra-t-on avant la fin de l'année ?) mais l'effort d'information est tout à fait louable.

Soon Evolution

Les banques, qui ont le plus grand mal à atteindre les niveaux de réactivité et d'agilité considérés comme normaux par leurs clients, devraient s'inspirer de cet exemple. Ainsi, à défaut de correction immédiate, ne serait-il pas judicieux de montrer aux utilisateurs que les anomalies et bogues qu'ils signalent dans les applications mobiles sont pris en compte, et de leur indiquer la date de publication (estimée) des futures versions ?


NAB
Qui a peur des nuages ? Pas la NAB (National Australia Bank), en tous cas. Déjà largement avancée dans l'utilisation des technologies de "cloud computing" dans ses propres centres de production informatiques, la banque franchit le pas de l'externalisation pour son site institutionnel, dorénavant hébergé sur les infrastructures d'Amazon.

Les avantages de ce choix sont multiples : augmentation significative des performances, réduction drastique (de 90% !) du trafic entrant sur le réseau de la banque, baisse sensible des coûts opérationnels… Forte de ce succès, la NAB envisage maintenant d'étendre l'expérience aux applications bancaires et non plus seulement aux contenus informationnels.


Simple
Dans les discussions autour de l'analyse des données et des "big data", il est fréquent de parler de l'immense potentiel que représentent les informations détenues par les banques. Mais, concrètement, quel est-il ? Le trublion Simple apporte une réponse avec un petit exemple, un peu trivial mais éclairant…

La banque a ainsi exploré et analysé les transactions de ses clients dans les Apple Stores au cours du mois de septembre 2013 : sans surprise, le lancement des nouveaux iPhones génère un énorme pic de dépenses. Plus intéressant, une comparaison approfondie avec les mêmes données collectées lors du lancement de la précédente génération permettent de constater que les ventes ont été moins soutenues cette année.

Comme le conclut le billet de Simple, et vous, quelle question aimeriez-vous poser à vos données de paiement ?


BPIFrance
La finance participative est-elle en passe de gagner ses lettres de noblesse en France ? N'en déplaise aux esprits chagrins qui redoublent de critiques, la tenue d'assises publiques et la présentation d'un projet de loi (pour consultation) sur le sujet constituent indiscutablement une avancée importante, aussi imparfaite soit-elle.

Au milieu de cette agitation, il y a même eu la place pour une première initiative concrète : la création par la BPIFrance ("Banque Publique d'Investissement") du portail "TousNosProjets.fr", dont l'objectif est de fédérer les offres de plusieurs partenaires spécialistes de la finance participative (Babyloan, KissKissBankBank, Spear, WiSeed…). Le changement est en marche, profitons-en !


CardFlight
Depuis les débuts de Square, les imitateurs se sont multipliés mais rares sont ceux qui ont ajouté la moindre idée nouvelle au concept initial : la transformation du smartphone en terminal de paiement. CardFlight apporte donc un peu de fraîcheur dans le domaine, avec la mise à disposition d'APIs (interfaces de programmation applicative).

Grâce à cette approche, n'importe qui peut désormais intégrer le paiement par carte au sein de sa propre application mobile, voire créer une solution complète d'encaissement. L'offre sera une aubaine pour les commerçants qui souhaitent personnaliser l'expérience de paiement ainsi que, peut-être, pour les créatifs qui voudraient innover dans un domaine plutôt statique, en général.

CardFlight démontre également que l'ouverture d'APIs aux développeurs est décidément envisageable dans tous les secteurs et pour toutes les fonctions de la finance : les opportunités sont certainement encore loin d'être épuisées !


22Squared
La dernière nouveauté de cette série est une curiosité technologique, développée à l'occasion du hackathon de la conférence TechCrunch Disrupt : Secret Handshake propose de valider les paiements grâce à une série de gestes personnels spécifiques (par exemple, lever 2 doigts puis fermer le poing).

L'idée sous-jacente n'est pas aussi farfelue qu'on pourrait le penser. Tout d'abord, elle offre un mode opératoire dans lequel le consommateur n'a plus besoin d'avoir un "accessoire" sur lui pour payer (qu'il s'agisse d'un portefeuille, d'un téléphone, d'une carte…). De plus, en comparaison d'un système de reconnaissance faciale (dont elle pourrait être complémentaire), la méthode exige une action volontaire du client pour valider la transaction : plus de crainte de débit frauduleux.

Le dispositif lui-même n'est peut-être pas l'avenir de l'encaissement en boutique, même s'il est à la portée des technologies modernes (grâce, en particulier, au contrôleur de gestes de Leap Motion), mais il invite à une nouvelle réflexion originale sur l'acte de paiement et ses possibles évolutions…

samedi 5 octobre 2013

NAB Flik, paiement mobile "toutes technologies"

NAB Flik
Dans le domaine du paiement par mobile, il existe tellement de technologies différentes, chacune avec ses avantages et inconvénients, qu'il est bien difficile de savoir laquelle obtiendra les faveurs des consommateurs. Avec sa nouvelle application, NAB ne tranche pas : elle offre toutes les options et laisse le choix à l'utilisateur !

NAB Flik est avant tout destinée aux échanges d'argent entre particuliers (les paiements "P2P") : elle permet, pour l'essentiel, d'envoyer de petites sommes à ses contacts, de recevoir des versements et/ou de réclamer un remboursement à une ou plusieurs personnes. Comme avec la plupart des solutions du genre, l'émetteur des fonds doit posséder un compte auprès de la banque mais le destinataire n'a pas besoin d'être client (il doit cependant être détenteur d'un compte dans une banque australienne).

L'interface de l'application est réduite à l'essentiel, gage d'une facilité d'utilisation désormais essentielle. Authentification par un code à 4 chiffres (les paranoïaques peuvent néanmoins utiliser leurs identifiants complets de banque en ligne), affichage du solde du compte associé (pour les clients) et choix entre envoi et demande d'argent : il n'y a vraiment rien de trop. Idem pour l'écran de paiement, avec la saisie du montant et d'un message court ainsi que, en option, le choix du compte à débiter.

Ah non ! En fait, tout n'est pas aussi dépouillé. La dernière partie de l'écran de transaction propose en effet de sélectionner une méthode de transfert parmi 3 possibles : "contacts", "QR code" et "tap". On retrouve ainsi toutes les variantes classiques – à ce jour – du paiement mobile. Le première permet d'identifier le bénéficiaire par son numéro de téléphone, son adresse de messagerie ou son profil Facebook (avec, naturellement, un accès direct à la liste d'amis, pour faciliter la recherche).

NAB Flik pour Android

La suivante convertit les caractéristiques du virement ou de la demande d'argent en un QR code affiché à l'écran, que le destinataire n'a plus qu'à capturer avec son mobile (sur lequel il devra toutefois avoir préalablement installé l'application). La dernière est un véritable système de paiement sans contact : l'envoi effectif des fonds est exécuté en rapprochant les téléphones des 2 parties, via leur interface NFC (elle n'est donc disponible que sur les appareils équipés de cette technologie).

Tandis que ces deux dernières options permettent d'effectuer un versement immédiat en face à face (y compris dans le cas d'une demande d'argent), l'utilisation des contacts reste utile pour les transferts à distance. Mais cette différence d'usage ne suffit probablement pas à justifier d'offrir le choix entre toutes ces méthodes, qui introduit malgré tout un peu de complexité dans l'application (par l'ajout d'une étape supplémentaire pour finaliser la transaction).

NAB explique avoir testé Flik pendant quelques mois avec un millier d'utilisateurs. Peut-être est-ce une explication : les testeurs auraient réclamé ces multiples possibilités ? En tous cas, la banque dispose maintenant d'un moyen unique et précieux d'évaluer les préférences des consommateurs en matière de paiement par mobile, qui pourrait l'aider à prendre les bonnes décisions dans d'autres initiatives (futures), notamment pour les solutions destinées aux commerçants.

vendredi 4 octobre 2013

Social Money met l'épargne en APIs

Social Money
Depuis 18 mois, Social Money déclinait en marque blanche son service d'épargne SmartyPig pour permettre de l'ajouter simplement aux sites des banques ou d'autres partenaires. Pour aller plus loin dans l'intégration, la société offre [PDF] maintenant une nouvelle solution à base d'"APIs" (interfaces de programmation applicatives).

Avec CorePro (www.corepro.io), toute entreprise pourra donc proposer à ses clients d'ouvrir un compte d'épargne et de gérer différentes cagnottes pour des projets spécifiques. Le service s'adresse particulièrement aux fournisseurs de solutions de paiement, aux startups du secteur financier (notamment celles qui s'intéressent au PFM – ou "gestion de finances personnelles"), aux commerçants… qui souhaitent enrichir leur offre, sans complications et à moindre coût.

Par rapport aux sites en maque blanche, l'avantage des "APIs" est que l'intégration est entièrement maîtrisée par le partenaire, en toute indépendance. Les services qui lui sont offerts (identification du client, création de compte, collecte des justificatifs, définition des projets, accès aux situations de compte, approvisionnements et retraits par virement…) peuvent être insérés au cœur de ses processus et de ses interfaces, de manière totalement transparente pour l'utilisateur final.

Outre les "APIs" elles-mêmes, Social Money offre à ses clients un riche tableau de bord permettant, entre autres, de contrôler divers paramètres sur les comptes gérés (en particulier, les seuils et plafonds applicables) et de consulter les données d'utilisation du service, jusqu'à la visualisation des transactions individuelles. Par ailleurs, tous les aspects de la gestion d'épargne sont pris en charge par la société, y compris les déclarations fiscales obligatoires.

Tableau de Bord CorePro

Dans une pure approche "service" ("Epargne as a Service" ?), CorePro est facturé (essentiellement) à l'usage : la redevance de base s'élève à 39 cents par compte d'épargne par mois, avec quelques frais complémentaires pour, par exemple, les opérations de vérification d'identité des clients, les transferts d'argent… Le modèle est ainsi adapté à une adoption par des acteurs de tailles variées, de la startup à la chaîne de grands magasins.

Pour de nombreuses entreprises, proposer une solution d'épargne peut constituer un excellent moyen de se différencier de la concurrence et de renforcer l'engagement et la fidélité de leurs clients. Et, alors que la complexité de mise en œuvre en interdisait jusqu'à maintenant la démocratisation, Social Money met tout à coup cette option à la portée de toutes celles qui le souhaitent : une véritable révolution !

A l'inverse, l'initiative peut représenter une menace pour les institutions financières (qui serait aussi une opportunité pour celle qui est partenaire de Social Money). La vision de l'épargne en termes de projets concrets portée par SmartyPig est déjà certainement plus séduisante pour le consommateur moyen que l'approche des banquiers centrée sur le "compte" ; alors qui sait ce qu'inventeront les utilisateurs de CorePro pour encore mieux attirer les clients ?

Enfin, il reste à imaginer ce qui serait possible si tous les services bancaires (et non seulement les comptes d'épargne) devenaient accessibles sous forme d'"APIs" !