Alors que le gouvernement britannique s'apprête à imposer une déclaration de revenus « digitale » aux entrepreneurs individuels et aux propriétaires bailleurs, Monzo se positionne, en collaboration avec Sage, comme un des intermédiaires agréés pour l'exécution de ces démarches, directement depuis sa plate-forme bancaire.
Même si le principe n'est pas applicable à toutes les situations, les informations nécessaires à la nouvelle formalité fiscale sont disponibles dans les relevés d'opérations pour la plupart des personnes concernées. Ainsi, ceux qui ne possèdent qu'un compte, auprès de Monzo, n'auront qu'à penser à catégoriser chaque transaction et lui attacher un justificatif, de préférence dès qu'elle est enregistrée, pour que le service prenne en charge la création et la transmission aux autorités des documents.
Selon une enquête informelle de la jeune pousse, plus de deux tiers des « solopreneurs » sont conscients de l'entrée en vigueur de l'obligation, en avril, mais plus d'un sur quatre ne sait pas encore comment il va pouvoir la respecter. Ces estimations montrent bien l'importance d'adopter une posture proactive et d'intégrer les démarches dans un outil qui est déjà entre les mains des intéressés… et, qui plus est, leur demande un effort minimal, qui n'aggrave pas leur charge administrative.
En Europe continentale, et plus particulièrement en France, une approche similaire a été engagée par plusieurs banques, « digitales » ou traditionnelles, autour des exigences de facturation électronique, dont un des principaux objectifs est de fiabiliser le recouvrement de la TVA. En l'occurrence, seules celles qui embarquent une solution complète dans leur panoplie sont en mesure de proposer l'option, ce qui en rend la mise en œuvre plus lourde… et en fait aussi un critère de différenciation concurrentielle.
Je n'ai pas connaissance à ce stade qu'un équivalent de l'initiative britannique soit en préparation de notre côté de la Manche, mais je n'ai guère de doutes sur la mise en place à terme d'une telle réglementation dans nos pays. Les établissements désireux de se démarquer pourraient mettre à profit ce répit temporaire pour commencer dès maintenant à offrir aux travailleurs indépendants – segment important de clientèle – les prémices d'une automatisation de l'ensemble de leurs déclarations fiscales qui sera d'autant plus facile à concevoir une fois la facturation électronique déployée.



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