Free cookie consent management tool by TermsFeed
C'est pas mon idée !

vendredi 13 juillet 2012

Yodlee aide les banques à vendre leurs produits

Yodlee
Les solutions de gestion de finance personnelles (PFM) commencent à intégrer des offres marketing ciblées (en fonction des dépenses identifiées sur les comptes des utilisateurs), à l'image de la nouvelle version de Fortuneo Budget. Yodlee franchit maintenant une nouvelle étape, en proposant aux banques d'exploiter les informations gérées pour mieux promouvoir leurs propres produits et services.

Sa nouvelle application, baptisée CrossSell, est directement complémentaire de l'offre "traditionnelle" d'agrégation de comptes de Yodlee. En effet, c'est en analysant les données collectées par cette dernière (auprès de multiples institutions financières) que les banques clientes vont pouvoir identifier de nouvelles opportunités de vente et conduire une démarche de proposition commerciale personnalisée, en ligne, pendant ou à la fin de la session de l'internaute.

Par exemple, l'outil pourrait être configuré pour repérer tous les clients possédant une carte de crédit dans un autre établissement, sur laquelle le taux appliqué est supérieur à 19% et ayant payé plus de 75 USD de frais. Il leur serait alors soumis un mini-questionnaire (de moins de 30 secondes), en fin de visite, qui pourrait commencer par une question du type "nous pensons pouvoir réduire vos frais de carte, êtes-vous intéressé ?" et déroulerait ensuite un processus de vente (ou une mise en contact avec un conseiller).

Capture d'écran Yodlee CrossSell

Avec CrossSell, Yodlee traite deux questions auxquelles les banques ont souvent des difficultés à répondre : comment exploiter les données dont elles disposent pour optimiser leurs ventes et comment se positionner en "leader" chez leurs clients multi-bancarisés ? A la première, la société apporte son outillage et son expertise de l'analyse de données pour aider les responsables marketing à mettre en œuvre la stratégie et les objectifs qu'ils se seront fixés.

A la seconde, la plate-forme de PFM multi-établissements fournit une réponse sans pareille, en offrant un accès (indirect) aux "relations" des clients avec les différentes institutions auprès desquelles ils conduisent leurs opérations. Tout en respectant la confidentialité des données gérées, CrossSell permet ainsi à la banque de "contrôler" ses concurrentes, moyennant des offres correctement ciblées. Le seul risque du système, qu'il faudra tout de même veiller à maîtriser, est de heurter la sensibilité des internautes vis-à-vis de l'utilisation qui est faite de leurs données (très) personnelles.

Cette nouvelle solution de Yodlee est une parfaite illustration de la valeur que peut apporter l'agrégation de comptes à une banque. Initialement, l'objectif pouvait être de "retenir" les clients sur ses services en ligne grâce à l'exhaustivité de l'information délivrée ("toute ma situation financière est accessible sur un seul site"). Dorénavant, il devient aussi possible de profiter des données disponibles sur les établissements concurrents pour développer les ventes... Pourquoi donc les banques françaises sont-elles encore si peu nombreuses à percevoir leur intérêt à développer ces modèles ?

jeudi 12 juillet 2012

Sécurité des cartes de paiement : un rapport criticable

Observatoire de la Sécurité des Cartes de Paiement
L'Observatoire de la sécurité des cartes de paiement vient de rendre son rapport [PDF] pour l'année 2011, marquée par une hausse sensible de la fraude, en particulier sur Internet. Face à cette situation préoccupante, quelques recommandations sont émises : sont-elles réellement adaptées ? Par ailleurs, la partie prospective du document consacrée à l'utilisation du mobile comme terminal de paiement mérite également une petite analyse.

Sur le plan de la fraude sur Internet, l'Observatoire prend acte des mauvais chiffres enregistrés l'année passée et brandit 3D-Secure en arme universelle pour la maîtriser, comme il l'avait déjà fait en 2010. Celle-ci fait conséquemment l'objet d'une étude détaillée, révélant notamment que près d'un quart des transactions sont désormais protégées par ce système, qui est par ailleurs adopté par environ la moitié des e-commerçants hexagonaux et activé (donc utilisable) par 85% des consommateurs.

Étonnamment, les rédacteurs du rapport adressent un satisfecit général à 3D-Secure alors qu'ils concèdent dans le même temps que 40% des internautes trouvent complexe l'utilisation des dispositifs à base de SMS (les plus répandus), qu'1 sur 3 éprouve des difficultés d'accès, 10% estimant même bloquants les problèmes rencontrés.

Pire encore, ils admettent que 20% des transactions 3D-Secure échouent, en considérant que ce taux n'est pas très grave car, dans de nombreux cas, le deuxième essai est couronné de succès (surtout, peut-on supposer, sur les sites traitant les volumes les plus importants, tels que ceux d'Air France et Voyages-SNCF, où le client est plus ou moins captif) ! Les commerçants apprécieront...

Mais outre ces difficultés "techniques", la promotion quasi-exclusive de 3D-Secure pour sécuriser le commerce en ligne peut s'avérer dangereuse. Car si la technologie prémunit les marchands contre l'usurpation de données de paiement, elle est relativement impuissante à protéger le porteur, qui en subit pourtant directement tous les désagréments. En effet, lorsqu'une carte bancaire est "piratée", elle est très facilement utilisable sur des sites n'implémentant pas d'authentification forte. Parmi ces derniers, le m-commerce figure d'ailleurs en bonne position puisque, comme le souligne l'Observatoire, les mécanismes à double secret actuels ne sont pas adaptés à un usage sur téléphone.

Il ne s'agit pas ici de décrier 3D-Secure, qui a tout de même son utilité en l'absence de solution idéale et universelle. Mais il faudrait prendre soin de ne pas en faire, dans l'esprit du public, la solution à tous les maux. Car lorsque l'internaute qui ne visite que des sites protégés verra malgré tout sa carte utilisée frauduleusement, sa réaction sera probablement virulente. A l'opposé, tout devrait être fait pour stimuler le développement de nouvelles solutions réellement efficaces et simples à utiliser, en considérant que les systèmes actuels ne sont que des pis-allers temporaires.

Paiement Square

Quant à la "veille technologique" évoquée dans ce même rapport, dont plus particulièrement le volet abordant les TPE ("terminaux de paiement électronique") sur mobile, son contenu est tout autant contestable. A commencer par l'assertion, répétée à plusieurs reprises, établissant que les smartphones actuels ne disposent pas d'élément de sécurité. Information erronée, si elle fait bien référence à la présence d'une puce cryptographique, au moins pour l'iPhone, depuis la version 3GS et, plus récemment, pour la plupart des appareils Android équipés d'une interface NFC.

D'une manière générale, les solutions de type "Square" (utilisant un petit lecteur de carte à connecter sur le téléphone) sont rejetées sans appel, sous prétexte de lacunes de sécurité, supposées les rendre incompatibles avec la réglementation (et autres contraintes apparentées) en vigueur en Europe. Là encore, le doute est permis quant à l'analyse proposée : les smartphones sont certes ouverts aux logiciels tiers, potentiellement sources de risques pour la sécurité, mais les exigences avancées par les auteurs, de signature des applications, de ségrégation du paiement vis-à-vis des autres fonctions... ne leurs sont pas inaccessibles pour autant.

Cependant, ce qui choque le plus dans le rapport est la manière de présenter l'alternative. Ainsi, une fois écartées les solutions exploitant un accessoire pour lire les informations de la carte, il ne resterait aux commerçants intéressés que l'option de la saisie manuelle des données (numéro de carte, expiration et code CV2) sur un site ou une application mobile (comme sur une boutique en ligne), qui ressort finalement de la comparaison comme étant la seule à respecter les exigences de conformité en vigueur. Voilà une bien étrange manière de défendre la sécurité des paiements, alors que ce mode d'acceptation ouvre une porte béante à la fraude (d'autant plus qu'aucun mécanisme d'authentification à 2 facteurs n'y est adapté) !

Le risque est certainement classique dans ce genre d'exercice, conduit par une autorité telle que la Banque de France, mais ce rapport sur la sécurité des cartes de paiement me semble, une nouvelle fois, totalement contre-productif. En restant cantonné sur des idées anciennes, sans jamais remettre en question le statu quo qui prévaut depuis plusieurs années, non seulement l'innovation se trouve étouffée (à l'opposé des objectifs fixés dans certaines hautes sphères gouvernementales) mais, plus grave encore, la sécurité des moyens de paiement ne progressera pas et la fraude continuera à croître.

Pour ne pas voir la situation actuelle continuer à se dégrader, il serait pourtant indispensable, d'une part, de promouvoir le développement de nouvelles réponses sécuritaires aux menaces qui évoluent sans cesse et, d'autre part, de prendre en compte efficacement les innovations qui émergent partout dans le monde et qui ne peuvent être ignorées qu'au risque de placer la France à la traîne du reste du monde, au lieu de les écarter arbitrairement parce qu'elles soulèvent des questions inédites de sécurité auxquelles il est plus simple de ne pas chercher de solution.

mercredi 11 juillet 2012

Tester l'assurance basée sur l'usage c'est l'adopter

Progressive
La compagnie américaine Progressive a lancé à grande échelle "Snapshot", sa solution d'assurance automobile basée sur l'usage ("UBI" – Usage-Based Insurance), il y a 18 mois et les résultats obtenus sont tellement concluants qu'elle propose désormais aux conducteurs un test sans engagement, leur permettant d'évaluer les économies qu'ils pourront réaliser avant de souscrire leur nouveau contrat.

Après 8 milliards de kilomètres de conduite analysés, Progressive est totalement convaincue de la valeur de son système d'analyse des comportements au volant. Selon ses études, les mesures ainsi effectuées fournissent les meilleurs critères pour évaluer le risque d'un assuré, avec une pertinence au moins deux fois plus élevée que tout autre facteur (par exemple démographique). Et comme la compagnie a aussi pu déterminer que le "coût" des assurés à risque élevé est 2,5 fois celui des assurés les moins risqués, il est possible d'envisager une modulation des primes beaucoup plus importante que ce qui existe actuellement.

Néanmoins, malgré ses qualités indiscutables, le principe de l'UBI reste un peu "suspect" pour beaucoup de consommateurs, qui craignent que leur compagnie ne les espionne à leur insu. Pour lever cette inquiétude ou, à tout le moins, la combattre, Progressive invite ses prospects à essayer gratuitement son dispositif pendant 30 jours, après quoi un devis leur est soumis, personnalisé selon les habitudes de conduite observées pendant cette période et généralement très avantageux, financièrement parlant.

En pratique, il suffit aux personnes intéressées de s'inscrire sur le site de la compagnie, qui leur envoie un petit appareil à connecter sur la prise de maintenance de leur véhicule. Cet accessoire enregistre en permanence les caractéristiques de leur mode de conduite (uniquement le kilométrage, les horaires et la "rudesse" des freinages), qui sont ensuite exploitées pour déterminer le profil de risque de l'automobiliste. Celui-ci permet de proposer un tarif adapté, applicable immédiatement en cas de souscription. Dans 70% des cas, les demandeurs se classent parmi les bons conducteurs et bénéficient alors d'une réduction qui peut atteindre 30% du montant nominal de leur prime.


En complément, les utilisateurs du dispositif ont accès à un espace privé en ligne, dans lequel il peuvent non seulement voir l'offre commerciale qui leur est réservée mais également toutes les informations collectées sur leur conduite, avec des conseils pratiques pour corriger leurs éventuelles mauvaises habitudes. Et, cerise sur le gâteau, ils ont la possibilité de partager directement leurs "exploits" avec leurs amis et relations sur Facebook.

L'UBI est une solution idéale pour maîtriser les risques de l'assurance automobile et justifie largement que Progressive déploie des moyens importants pour l'imposer. La compagnie cherche d'abord à rassurer ses clients, par exemple en insistant sur le fait qu'elle ne mesure pas la vitesse des véhicules et ne les géolocalise pas. Puis, elle joue sur la corde la plus sensible du consommateur, en démontrant concrètement les économies réalisables avec l'adoption de "Snapshot". La technique est redoutablement efficace !

mardi 10 juillet 2012

Les bonnes affaires de MasterCard deviennent "sociales"

MasterCard
Lorsque MasterCard annoncait sa nouvelle plate-forme de "bonnes affaires" en avril dernier, son ouverture était prévue pour la fin du deuxième trimestre. Apparemment, l'échéance a été respectée, avec la complète rénovation du site MarketPlace, qui réserve quelques surprises.

Depuis le 2 juillet, l'ancien système de "WOWpoints", convertibles en cadeaux, a donc laissé la place à des "bonnes affaires" à la mode "Groupon" : le consommateur inscrit sur le site (qui ne doit pas nécessairement être porteur d'une carte MasterCard) se voit proposer chaque jour une sélection de produits et services à un prix très attractif (les réductions de 50% ou plus sont monnaie courante). La catégorisation des offres, une option de géolocalisation et un moteur de recherche permettent à l'utilisateur de trouver ce qui peut l'intéresser dans le catalogue sans cesse renouvelé.

Beaucoup plus original, MasterCard propose aussi aux membres du programme (sans aucune obligation) de connecter leur compte à leur profil Facebook, pour recevoir des offres ciblées. Dans ce cas, une fois données les autorisations d'accès, l'application MarketPlace va exploiter les informations personnelles disponibles sur le réseau social – nom, adresse mail, lieu de résidence, âge, sexe, formation, profession, intérêts, "likes", applications installées, "check-ins" avec leur localisation... (!) – pour proposer les "bonnes affaires" les plus pertinentes.

MarketPlace sur Facebook

Pour rendre l'expérience réellement "sociale", MasterCard permet également aux membres de MarketPlace de partager avec leurs amis les offres dont ils bénéficient. Ces derniers viendront alors eux-mêmes compléter la palette d'informations utilisées par l'application pour "profiler" les utilisateurs (entre autres, semble-t-il, pour déterminer les relations entre participants au programme) !

L'accumulation de données sur les réseaux sociaux, et sur Facebook en particulier, constitue une mine d'or qui attire inévitablement les spécialistes du marketing en tout genre. L'exploitation qu'en fait MasterCard avec MarketPlace est un exemple extrême, qui risque de rencontrer des résistances (peut-être même une véritable révolte) malgré son principe d'"opt-in". Pourtant, il faut se rendre à l'évidence, cette tendance est inéluctable, ne serait-ce que pour répondre à la demande des consommateurs d'une personnalisation toujours plus poussée.

Ce n'est d'ailleurs probablement pas un hasard si, selon le Wall Street Journal, Facebook lui-même préparerait un système équivalent pour diffuser des publicités ciblées dans les versions mobiles de sa plate-forme (poussant même la logique un cran plus loin, puisqu'il lui serait possible d'exploiter les données relatives à l'utilisation des applications installées).

Il faut reconnaître à MasterCard le courage de tenter l'expérience et de se positionner en pionnier (dans son secteur) de l'exploitation commerciale des données des réseaux sociaux. Pour les autres institutions financières, l'occasion est excellente de surveiller la réponse des internautes, pour se préparer à suivre la voie ainsi ouverte.

lundi 9 juillet 2012

Orange nous rappelle que le porte-monnaie mobile est faillible

Orange
Vous êtes certainement au courant de la panne géante qu'a connue le réseau de l'opérateur Orange vendredi dernier, privant ses 26 millions de clients de toute communication, voix et données, durant plus de 8 heures. Voilà une occasion de se souvenir que toute technologie a ses défauts, qui peuvent avoir de nombreuses conséquences imprévues.

Les victimes les plus évidentes de ce dysfonctionnement ont été les accès au web et l'utilisation de la plupart des applications pour smartphone (qui fonctionnent rarement sans connexion internet, de nos jours), dont, naturellement, les services de banque et de commerce mobile. Mais il en est d'autres, pour lesquelles l'impact aura certainement été beaucoup plus important.

Prenons, par exemple, le cas du commerce en ligne "traditionnel" (sur PC). Afin de sécuriser les paiements sur Internet, un nombre croissant de sites adoptent la technologie 3D-Secure et, pour une majorité de consommateurs, celle-ci se traduit par l'envoi par leur banque d'un mot de passe à usage unique (OTP)... par SMS ! Faute de transmission des précieux codes, les e-marchands équipés ont ainsi perdu presque la moitié de leurs ventes (Orange ayant près de 50% de parts de marché en France) pendant les 8 heures de l'incident.

Et les pressions se font de plus en plus forte pour la généralisation de ce système (qui ne couvre aujourd'hui qu'un peu moins d'un quart des transactions enregistrées dans l'hexagone), face à la progression de la fraude...

Mais ce n'est pas tout. Le mobile est aussi progressivement utilisé pour renforcer la sécurité de multiples dispositifs et pas uniquement dans le e-commerce. Google, entre autres, propose aux utilisateurs de GMail d'adopter sa solution d'authentification forte qui, là encore, envoie un mot de passe par SMS ou via une application mobile. Quand le réseau fait défaut, il n'est donc plus possible de se connecter.

Cela n'est peut-être pas très grave lorsqu'il s'agit de l'accès à la messagerie de Google (et encore, j'imagine que le service peut être critique pour certains utilisateurs) mais si ces mécanismes de sécurité se développent en entreprise, pour l'accès aux applications professionnelles, ce que promeuvent certains fournisseurs, il faudra bien prévoir les cas de panne...

Dans ce genre de situation, sont également affectés tous les systèmes de paiement par Internet : les PayPal, Kwixo, S-Money... ne sont plus accessibles sur mobile. Idem pour les commerçants qui utilisent les terminaux de paiement de Square ou leurs clones. C'est un pan entier des échanges d'argent qui s'effondre alors.

Enfin qu'en sera-t-il demain, quand, s'il faut croire les prédictions qui nous sont faites, les espèces auront disparu, avec les tickets de transports, les coupons de réduction, et autres cartes diverses et variées, le tout remplacé par un porte-monnaie virtuel installé dans le mobile ? Peut-on vraiment espérer que les logiciels deviennent parfaits et ne rencontrent plus d'erreur, que les réseaux de télécommunication ne connaissent plus jamais de problème ?

En attendant que cette utopie se réalise, il est peut-être préférable de considérer que notre porte-monnaie actuel, avec ses pièces et ses billets, ne va pas disparaître demain. Car malgré leur archaïsme, ces monnaies fiduciaires ont tout de même l'avantage d'une résilience incomparable. Et même si elles ont leurs défauts, leurs équivalents électroniques ne font bien souvent qu'en ajouter de nouveaux sans corriger les anciens.

Bien entendu, les solutions de paiement sans contact (NFC) ne sont pas, majoritairement, concernées par les risques décrits ici (mais elles ont d'autres défauts).

dimanche 8 juillet 2012

Phone House distribue l'offre de Boursorama

Boursorama
On connaissait déjà la banque transformée en opérateur mobile (Crédit Mutuel - CIC avec NRJ Mobile) et celle qui commercialise des offres de téléphonie (BNP Paribas Mobile). Voilà maintenant le modèle inverse : le distributeur de terminaux et de services mobiles Phone House propose [PDF] désormais à ses clients d'ouvrir un compte chez Boursorama Banque.

Le partenariat conclu entre les deux entreprises fait de Phone House un "intermédiaire en opérations de banque", habilité à prendre en charge les demandes d'ouverture de compte de ses clients. Outre un cadeau de 80 € à la souscription, ces derniers bénéficieront d'une assistance personnalisée pour l'installation et la configuration de l'application Boursorama sur leur nouvel appareil. Par la suite, c'est naturellement la banque qui assurera, seule, le suivi du client.

L'argument clé qui justifie cet étonnant mariage est, bien entendu, l'importance croissante que prend auprès du grand public l'accès mobile aux services bancaires, qui concerne déjà 20% de la clientèle de Boursorama. Pour la banque directe, cette tendance est une formidable opportunité de développement, d'autant que sa solution pour smartphones offre une large palette de services, de la consultation des soldes au passage d'ordres de bourse, en passant par l'exécution d'opérations courantes et la gestion de finances personnelles ("PFM").

Pour autant, la distribution d'une offre bancaire, même mobile, par un spécialiste de la téléphonie a-t-elle un sens ? Pour le consommateur, l'avantage d'ouvrir un compte chez Phone House semble mince : si elle était réellement nécessaire, l'assistance à la configuration de l'application sur mobile présagerait mal de sa qualité. Sur un autre plan, il est difficile d'imaginer que l'ouverture d'un compte bancaire soit "impulsive" et accompagne spontanément l'achat d'un téléphone ou encore que les vendeurs de mobiles soient particulièrement convaincants dans ce domaine, qui ne leur est pas familier.

Evidemment, les deux partenaires ont leurs raisons pour ce rapprochement. Phone House, de son côté, doit sans cesse trouver des éléments de différenciation face à la concurrence de la distribution directe par les opérateurs. La fourniture de services complémentaires (bancaires, dans ce cas) peut aisément remplir ce rôle. Pour Boursorama, l'enjeu est (je suppose) de disposer d'un réseau de distribution "physique" (alors que ses dernières agences ont fermé récemment, je crois), qui lui assure une présence en dehors du web.

Je ne crois pourtant pas que l'option retenue rencontre un grand succès, au vu de la faible valeur apportée a consommateurs et, plus globalement, de l'incongruité d'une ouverture d'un compte de banque directe dans une boutique. Si Boursorama veut réellement développer sa présence physique, il me semble que l'approche adoptée par USAA avec UPS serait un exemple à suivre. Plutôt que de se concentrer sur la conquête, ne vaut-il pas mieux plutôt proposer aux clients un point de contact pour réaliser les opérations qui sont mal adaptées à une relation à distance ?

Merci à Antoine pour le pointeur sur cette information !

samedi 7 juillet 2012

ING propose des "Petits Sacrifices" pour de grandes économies

ING Direct
Les banques du monde entier proposent désormais (presque) toutes des applications mobiles à leurs clients. Mais, en général, les services offerts restent les mêmes que sur le web (ou en agence) et la deuxième génération promise, conçue spécifiquement pour des usages mobiles, tarde à émerger... En attendant le futur, ING Direct Canada introduit une nouvelle fonction qui pointe dans la bonne direction.

Baptisée "Petit compromis" ("Small sacrifices" en anglais), celle-ci fournit aux consommateurs un moyen simple de mesurer le coût à long terme de leurs petites (mauvaises) habitudes et leur propose de les remplacer par un geste d'épargne.

En pratique, l'utilisateur va, dans la section prévue à cet effet au sein de l'application de banque mobile, choisir une des catégories suggérées (dont la liste a été établie à partir d'un sondage national : les dîners au restaurant, le café quotidien, les cigarettes...). Il indique ensuite le montant moyen qu'il dépense régulièrement sur ce poste, à partir de quoi le logiciel présente une projection de l'impact sur le budget, à un horizon de 5 et 25 ans.

S'il choisit de sacrifier cette habitude, le client va simplement indiquer le compte d'épargne qu'il souhaite alimenter en substitution à la dépense. Dès lors, chaque fois qu'il évitera l'achat "fatidique", il pourra, à la place, effectuer un virement du montant "usuel", sur le compte sélectionné, d'un seul geste (apparemment sans même avoir à s'authentifier dans l'application).

ING Direct sur iPhone

Le principe de "Petit compromis" rappelle, en plus élaboré, l'application Impulse Saver de Westpac qui n'a (hélas) pas fait beaucoup d'émules depuis sa sortie début 2011. L'objectif pour ING est également de développer les pratiques d'épargne, mais son approche, assez pédagogique, permettra à ses clients de mieux appréhender la vision de leur budget sur le long terme, et d'être ainsi mieux sensibilisés. Même si elle peut paraître simpliste, la valeur illustrative de la projection sur plusieurs années est indéniable.

Une des prochaines évolutions attendues dans les services bancaires offerts aux consommateurs est l'apport de conseils autour de la gestion de finances personnelles, qui doivent accompagner et compléter les outils de suivi de budget qui se répandent actuellement. Et, bien entendu, le mobile et des actions en temps réel, contextualisées, sont deux vecteurs importants pour délivrer des recommandations pertinentes.

Dans cette logique, on pourrait prolonger l'idée d'ING Direct avec un système qui serait capable de détecter, parmi les dépenses récurrentes de l'utilisateur (et avec son autorisation), les petites habitudes (les repas au restaurant, par exemple) dont il pourrait se passer pour accroître son épargne. Ou bien, l'application pourrait émettre une alerte et suggérer un virement sur un compte d'épargne lorsque l'utilisateur s'approche d'une zone "dangereuse" (c'est-à-dire où il risque de succomber à une tentation).

Voilà peut-être une application possible pour le prototype "Map my cost" présenté par Ekito au Grand Prix de l'Appli Bancaire d'Axa Banque...

vendredi 6 juillet 2012

Kaching : le porte-monnaie virtuel arrive sur Facebook

Kaching
Loin de se reposer sur ses lauriers après les premiers succès de Kaching, la Commonwealth Bank of Australia ("CommBank") multiplie ses efforts autour de son porte-monnaie mobile : sa dernière annonce en date revient sur quelques chiffres clés, fort intéressants, dévoile une version Android de son application et prépare son arrivée prochaine sur Facebook.

Les communications précédentes de la banque avait déjà permis de se faire une petite idée de la popularité de Kaching auprès de ses clients. Cette fois, la publication du nombre de téléchargements de l'application, qui atteint désormais 365 000, est accompagnée d'une information beaucoup plus importante, et impressionnante : en 8 mois d'existence, les utilisateurs ont déjà échangé plus d'un milliard de dollars (australiens) avec le nouveau système mobile.

Ce montant est certes une goutte d'eau dans le paysage global des paiements (sur la même période, les chèques, par exemple, représentent des centaines de milliards de dollars échangés, selon les sources officielles) mais démontre malgré tout un intérêt marqué des consommateurs pour ce moyen de paiement émergent (la moyenne de plus de 4 000 dollars de transactions par copie installée de l'application, en tendance annuelle, tend à le prouver).

Du fait de l'écrasante domination d'Apple sur le marché australien des smartphones, CommBank pouvait, jusqu'à maintenant, se contenter de ne proposer Kaching que pour l'iPhone. La croissance d'Android, comme partout dans le monde, justifie néanmoins la sortie d'une version dédiée de l'application, qui constitue la principale nouveauté de l'annonce de cette semaine.

Kaching sur Android

Bien qu'elle profite de quelques particularités du système de Google, cette édition de Kaching est une copie presque conforme de son aînée. Elle perd néanmoins une fonction : alors que les propriétaires d'iPhone peuvent installer une "coque" intégrant une interface NFC leur permettant d'utiliser leur mobile pour le paiement sans contact, aucun équivalent n'est disponible pour les téléphones Android.

Il n'était (évidemment) pas envisageable pour la banque de concevoir un accessoire pour chacun des appareils compatibles. Ses représentants affirment au contraire (et logiquement) privilégier l'utilisation de la puce sans contact intégrée au téléphone (équipement qui devient assez courant) mais se plaignent de ne pas y avoir accès... La présence dans les écosystèmes NFC d'un tiers de confiance pour gérer le "contenu" de l'élément de sécurité est décidément problématique...

Enfin, la prochaine innovation de CommBank, qui sera déployée dans l'année, est de décliner Kaching sur Facebook, dont un des dirigeants de la banque pense qu'il va progressivement transformer la perception de la banque pour les consommateurs et les petites entreprises et, en particulier, faciliter l'accès pour tous à des modes de paiements "à l'état de l'art".

L'application à venir offrira les mêmes services que les versions mobiles : paiement P2P (de "pair à pair") adressé par numéro de téléphone, adresse de messagerie ou directement à un contact Facebook, paiement de factures (via le système local BPAY), consultation des soldes et des opérations...

Face aux craintes pour la sécurité que peut susciter la plate-forme de réseau social dans le grand public, CommBank met les bouchées doubles. D'une part, toutes les transactions (hors consultation) devront être validées grâce à un mot de passe à usage unique ("OTP") envoyé par SMS au client. D'autre part, pour rassurer les utilisateurs, les opérations réalisées bénéficient des mêmes garanties que la banque en ligne "traditionnelle" (remboursement à 100% de toute transaction non autorisée).

L'idée d'installer des services bancaires dans Facebook commence à faire son chemin à travers le monde (un autre exemple est celui d'ICICI en Inde). Elle suit naturellement l'envie de la banque de "suivre" ses clients là ou ils se trouvent. Mais il reste à voir si les consommateurs adhèreront à cette proposition, qui, de plus, dans le cas de Kaching, souffre d'un handicap : s'il faut sortir son mobile pour recevoir un code de validation des transactions, alors autant l'utiliser directement pour réaliser les opérations !

jeudi 5 juillet 2012

S-money, le porte-monnaie mobile universel de BPCE

S-money
Les annonces autour des paiements sur mobile se succèdent toujours à un rythme effréné dans le monde entier mais aujourd'hui l'actualité est française, avec la première présentation officielle de S-money, la solution du Groupe BPCE. Grâce à une combinaison de recettes classiques et de quelques idées plus originales, enrobée d'une démarche de co-innovation, le nouvel entrant se positionne d'emblée parmi les meilleurs

Les origines de S-money fournissent déjà les premiers indices de ses ambitions. L'approche de BPCE se situe en effet à l'opposé des "traditions" du monde bancaire. D'abord, le service est conçu avant tout (voire uniquement) pour mobile, afin de répondre aux "révolutions" en cours, dans les technologies comme dans les "styles de vie". Ensuite, ses responsables sont résolument conscients qu'ils doivent impérativement créer de nouveaux usages car les moyens de paiement dont nous disposons aujourd'hui sont largement ancrés dans nos habitudes et n'ont aucune raison objective d'être remis en question.

Première conséquence directe de cette perception du sujet, S-money va cibler une multitude de cas d'utilisation, puisqu'il n'est pas possible a priori, dans un contexte d'innovation, de connaître ceux qui séduiront les utilisateurs. Et, pour converger rapidement vers les solutions qui rencontreront le succès, BPCE mise également sur l'agilité. Celle-ci se traduit concrètement, par exemple à travers la constitution d'une filiale dédiée, fonctionnant en mode startup, ou encore, à un niveau plus technique, par sa méthodologie projet ("Scrum"), qui favorise les évolutions rapides (et en phase avec les besoins exprimés).

En l'état actuel (sur une version beta interne), les services proposés sont déjà d'une grande richesse. Pour commencer, classiquement, les utilisateurs créent un compte de monnaie électronique (notons au passage que la société a obtenu officiellement un statut d'établissement de monnaie électronique), qu'ils peuvent alimenter par carte bancaire. A partir de là, les particuliers ont à leur disposition des fonctions de paiement P2P (de "pair à pair"), de demande de remboursement, de partage de frais entre amis... Pour les mobinautes non inscrits qui recevront des fonds de leurs proches, ils seront invités à créer un compte S-money, qu'ils pourront utiliser en tant que tel ou qui leur permettra d'effectuer un virement vers leur compte bancaire.


Mais la solution s'adresse également aux professionnels (artisans, fournisseurs de services à la personne…) et aux commerçants. Ceux-ci pourront créer des comptes spécifiques et accepter les paiements sur leur propre smartphone (via une simple application) ou sur un site web qui leur sera réservé. Là encore, 2 modes de règlement sont proposés : le marchand peut envoyer une demande à son client ou, inversement, ce dernier peut transférer l'argent de sa propre initiative (par exemple sur présentation de sa note, sur laquelle le numéro de compte du bénéficiaire sera indiqué). Enfin, l'e-commerce n'est pas oublié : un kit d'intégration pour les sites web sera aussi disponible, permettant (je suppose) de payer en fournissant son numéro de mobile et un code secret.

Arme "secrète" qui a (au moins en partie) fait le succès de PingIt au Royaume-Uni, les paiements réalisés avec S-money sont instantanés (monnaie électronique oblige !) et le bénéficiaire est immédiatement notifié de la réception des fonds. Ce modèle est un avantage incomparable pour instiller la confiance parmi les utilisateurs (particuliers et commerçants) et développer les usages de substitution (aux chèques, principalement).


Un principe fondamental de S-money est la gratuité absolue du service pour les consommateurs, que ce soit pour l'alimentation des comptes, les échanges d'argent entre proches, les paiements marchands, les virements des fonds vers un compte bancaire... Sans surprise, ce sont les commerçants qui seront mis à contribution pour rentabiliser le service, avec des commissions présentées comme très compétitives (par rapport aux règlements par carte) et, précision importante, sans partie fixe qui pourrait handicaper l'adoption pour les paiements de faible montant.

Parmi les facteurs de séduction mis en avant par BPCE pour justifier cette facturation, figurent la sécurité d'un règlement immédiat et garanti, ainsi qu'une palette de services à valeur ajoutée : forte visibilité de l'enseigne dans l'application, fonctions de géolocalisation, outils de communication et de marketing ou encore une gestion de catalogue qui laisse imaginer (peut-être) un futur logiciel de point de vente pour les micro-entreprises...

Bien que tous les détails n'en soient pas encore connus, l'ouverture est une autre des caractéristiques importantes du dispositif. Sans revenir sur l'accès possible par tous les consommateurs, clients ou non du groupe bancaire, des interfaces de programmation ("APIs") seront fournies aux développeurs, pour intégrer les paiements dans leurs propres applications (ou services web, comme évoqué plus haut). Dans un autre registre, les fabricants de terminaux de paiement ("TPE") auront aussi la possibilité d'inclure S-money dans leurs produits.

Toutes ces caractéristiques ne sont pas encore figées : une beta privée est prévue au cours de l'été, afin de recueillir les commentaires et suggestions de quelques utilisateurs (dont je devrais faire partie), dans une démarche de co-création. En septembre, le service sera ensuite ouvert dans 4 villes pilotes, prioritairement aux clients (particuliers et commerçants) du Groupe BPCE. La généralisation est envisagée pour début 2013. La promesse faite est que, dans chacune de ces phases, les retours des utilisateurs seront continuellement écoutés et pris en compte pour améliorer le produit. Néanmoins, les échéances indiquées paraissent bien lointaines, d'autant que les premiers tests ont commencé en octobre dernier. L'agilité pourrait s'accompagner d'un peu plus de "hardiesse" !

Dans le paysage concurrentiel actuel du paiement sur mobile, S-money va occuper, à mon sens, une position unique. En France, aucune banque n'offre une telle profondeur de services (Kwixo, plus axé sur le web que le mobile, ne cible pas le commerce de proximité) et les quelques startups qui ont un positionnement proche (LemonWay ou Skimm!, notamment) n'ont évidemment pas la force de frappe du Groupe BPCE, dont, surtout, son accès direct à un portefeuille de 37 millions de clients, particuliers et, plus encore, commerçants et professionnels. En prenant plus de recul (géographique), S-money rappelle l'initiative PingIt de Barclays mais cette dernière est moins complète du côté commerçant, l'approche étant ici plutôt réminiscente du modèle de Square (dans un domaine différent, toutefois), avec son application Register.

Sa versatilité et sa richesse sans équivalent, dans une application qui reste malgré tout simple à prendre en main, son parti pris mobile, sa double cible de commerçants et de consommateurs, son approche agile, ouverte et collaborative... font de S-money la nouvelle référence parmi les solutions de porte-monnaie sur mobile. Il ne reste qu'à conquérir les utilisateurs pour confirmer cette première impression !

Google Wallet évolue, doucement

Google Wallet
Les conférences "développeurs" se sont succédées au mois de juin : après Apple (avec son "PassBook"), puis Microsoft (et son "Wallet"), il était logique d'espérer que l'événement "Google I/O" serait l'occasion de découvrir une version rajeunie de Google Wallet. Si des nouveautés ont effectivement été annoncées, elles n'ont malheureusement pas été aussi révolutionnaires que je l'espérais.

Ainsi, les fondations du porte-monnaie mobile de Google n'ont pas évolué : l'interface sans contact (NFC) est toujours privilégiée pour la gestion des paiements. Le principal changement apporté à la solution n'est pour autant pas négligeable, puisqu'il cible la facilité d'utilisation, notamment pour l'intégration de cartes dans l'application mobile. Pour ce faire des "APIs" (interfaces de programmation applicative) baptisées "Save to Wallet" rendent possible, en insérant quelques lignes de code dans une page web, l'ajout en un clic d'une carte bancaire ou d'un coupon de réduction au "Wallet" du consommateur.

Les commerçants qui adopteront ce système (issu de Google Offers) pourront associer des informations enrichies à leurs offres promotionnelles, permettant par exemple à leurs clients de recevoir une alerte avant leur expiration. Notons également l'ouverture d'une (petite) brèche dans le fonctionnement "entièrement sans contact" de Google Wallet : les coupons seront utilisables non seulement via l'interface NFC mais aussi via un code à barres ou un identifiant affiché à l'écran, que le marchand pourra scanner ou reporter manuellement sur son terminal.

Naturellement, la sécurité est primordiale pour un porte-monnaie sur mobile. Aussi, au moins dans un premier temps, la fonction "Save to Wallet" ne sera accessible qu'à des partenaires soigneusement choisis par Google (qui rompt ainsi avec sa longue tradition d'ouverture).

Il semblerait que plusieurs institutions financières (notamment l'émetteur de cartes Discover, ainsi que quelques banques) soient intéressées par cette intégration "légère" et inédite, qui leur permettrait d'insérer sans complications leurs cartes dans Google Wallet, par l'intermédiaire d'un bouton sur leur site web. Des démonstrations auraient même été organisées à Londres, à quelques semaines du début des Jeux Olympiques...

Avec cette nouvelle itération, Google dédouble sa stratégie de séduction, d'une part en direction des commerçants et d'autre part à destination des institutions financières. Les premiers se voient maintenant proposer une solution de gestion d'offres marketing beaucoup plus ouverte que précédemment (n'imposant pas une interface NFC pour fonctionner et indépendant des paiements), très proche du "PassBook" d'Apple. De leur côté, les secondes ont à leur disposition une solution aussi simple que possible (et sans équivalent à ce jour) pour déployer le paiement sans contact (NFC).

N'oublions pas, néanmoins, que, même si les arguments de conviction sont distincts pour chacun de ces axes, le succès ne pourra venir que par la convergence des deux. Et conquérir à la fois les commerçants et les banques (ainsi que les consommateurs) s'avère visiblement beaucoup plus complexe que Google ne l'envisageait initialement.

Sources : Finextra, Android Central.