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C'est pas mon idée !

dimanche 18 octobre 2026

Dernières opportunités sur l'identité digitale

ABN AMRO
Près de deux décennies après les premiers projets sérieux de création de solutions d'identité « digitale » adaptées à l'ère numérique et tandis que se rapprochent les échéances de mise en œuvre de la réglementation européenne en la matière (eIDAS), un consortium essentiellement bancaire propose son produit au marché néerlandais.

La relation entre l'industrie financière et la gestion d'identité est une longue histoire. Compte tenu des fortes exigences de contrôle naturellement impliquées par leurs métiers et des procédures mises en place depuis toujours afin de les garantir, les banques montrent depuis longtemps des velléités récurrentes d'offrir des outils conçus pour la vie en ligne, désormais généralisée. Pourtant, hormis quelques exceptions, la plupart ont reculé devant les responsabilités qu'entrainaient de tels projets.

C'est ainsi que, parmi les candidats déclarés pour le déploiement de la vision européenne, rares sont les banques participantes (sauf en Belgique avec ItsMe), bon nombre d'initiatives étant portées par des organismes gouvernementaux ou assimilés. Les opportunités restent malgré tout attractives, raison pour laquelle, au Pays-Bas, où, apparemment, les efforts d'équipement sont encore embryonnaires, quatre groupes financiers se sont rassemblés (avec KPN et Deloitte) pour développer leur « wallet ».

Baptisé « MyCheck », ce portefeuille virtuel prend (évidemment) en charge toutes les fonctions prévues dans la législation eIDAS 2, dont, principalement, la vérification d'identité vis-à-vis des administrations et entreprises conformes, l'identification et l'authentification accélérées dans les applications en ligne, le partage d'information éclairé (avec autorisation sur les données explicitement demandées) et limité (par exemple sur un seuil d'âge, sans divulguer celui-ci), la signature électronique.

MyCheck

Les membres fondateurs se déclarent prêts à accueillir d'autres firmes – et plusieurs commencent à répondre à l'appel – au sein de leur coalition afin, vraisemblablement, d'en étendre l'audience et la notoriété, critères essentiels d'acceptation, autant par les consommateurs que par les structures susceptibles de l'intégrer dans leurs processus. En parallèle, dans la perspective de faire reconnaître « MyCheck » au niveau national, ils appellent le gouvernement – qui, par ailleurs, encourage les expérimentations dans le domaine – à collaborer à son implémentation, présentée comme stratégique.

Les années ont passé et l'intérêt de l'industrie bancaire pour la gestion des identités demeurent intactes, le seul nouveau paramètre étant la réglementation et la perspective qu'elle ouvre d'un mise en œuvre qui lui échappe. Celle-ci tend à lever les réticences antérieures au vu des bénéfices potentiels, de fidélisation de la clientèle et, surtout, d'une source de revenus additionnelle (en dépit de la gratuité promise pour les citoyens et les administrations, le secteur privé représente un marché juteux). Dans les pays où les jeux eIDAS sont déjà faits, les banques finiront peut-être par regretter leur inertie.

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