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C'est pas mon idée !

samedi 31 octobre 2026

EstateXchange anticipe le « grand transfert »

NAB
Parce que la gestion d'une succession reste (inutilement) complexe et que la « grande transmission » va mettre à l'épreuve les processus impliqués, EstateXchange développe en Australie une plate-forme centralisée dédiée à sa rationalisation. NAB devient la première banque à rejoindre le projet, imaginé par une de ses anciennes directrices.

Aux antipodes comme dans les autre régions développées, la transition générationnelle qui se prépare va probablement engendrer des embouteillages chez les spécialistes, alors que, dans ce seul pays, plus de 5 000 milliards de dollars devraient changer de mains d'ici 2050 et que chaque décès requiert des interactions avec un nombre toujours croissant d'acteurs – banques, fonds de retraite, plates-formes d'investissement…, il en existe jusqu'à 37 types différents – et se clôt en général en 9 à 12 mois.

De plus en plus, avec la prise de conscience du mouvement massif de patrimoine que va entraîner la disparition de la génération du baby-boom, les institutions financières engagent des chantiers afin de simplifier et accélérer les démarches administratives de succession dans leur périmètre. Mais ces efforts ne répondent que partiellement à la problématique : face à la multiplicité des intervenants, il faut également améliorer la coordination globale. C'est précisément l'ambition que porte EstateXchange.

S'adressant exclusivement aux représentants professionnels, appointés pour la prise en charge des affaires d'un défunt, la solution de la startup a vocation, d'une part, à mettre ces derniers en relation avec les établissements détenant dans leurs livres des éléments du patrimoine de leur « client » ou en étant pourvoyeur de services et, d'autre part, rassembler dans un espace unique les informations nécessaires à plusieurs d'entre eux (certificat de décès, recherche d'exécuteur testamentaire, contrôles d'identité…).

EstateXchange

Naturellement, sans vouloir dévaloriser ses fonctions de communication, destinées à faciliter les échanges avec les parties prenantes, l'outil ne prendra toute sa valeur que quand il aura enrôlé la plupart des participants (financiers) potentiels. Ce ne sera qu'à ce stade que le traitement des dossiers pourra véritablement devenir plus fluide et plus rapide, avec un pilotage unifié des recensements et des actes, pour la plus grande satisfaction des héritiers, aujourd'hui contraints de patienter… et, surtout (peut-être), de répondre sans cesse à des demandes d'informations ou de justificatifs.

Outre les gains d'efficacité qu'elles promettent, les fondatrices d'EstateXchange soulignent les risques de fraude qu'une gestion centralisée est susceptible de réduire, sinon d'éliminer. Dans tous les cas, avec, à ce jour, 180 000 décès annuels en Australie, il paraît indispensable de mettre en place une approche « industrielle » de l'administration des patrimoines en transmission (qui peut aussi laisser du temps pour une relation de proximité plus humaine avec les descendants) afin de faire face à l'afflux de travail qu'ils représentent sans dégrader la qualité des résultats produits.

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