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dimanche 22 mai 2022

ABN AMRO affiche l'impact des investissements

ABN AMRO
Aujourd'hui, les investisseurs concernés par les enjeux de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de leur portefeuille n'ont généralement qu'un instrument générique à leur disposition : les fonds dédiés. Afin de mieux éclairer leurs choix, ABN AMRO inclut désormais des scores ad hoc dans ses applications.

L'établissement néerlandais fournissait déjà depuis quelque temps ces informations dans ses rapports trimestriels (mais qui examine sérieusement ces documents ?), elles apparaîtront donc maintenant dans les outils les plus consultés par les consommateurs, aux côtés des évaluations de performance habituelles. Le service est d'abord disponible aux Pays-Bas et en Allemagne (dans la filiale de banque privée, Bethmann Bank) et il sera ensuite déployé dans le courant de l'année en France et en Belgique.

Les indicateurs mis en œuvre sont également appelés à évoluer dans les prochains mois. À ce stade, seul un critère global de risque RSE est calculé, mais plusieurs index plus spécifiques seront progressivement ajoutés, parmi lesquels les émissions d'équivalents de CO2 financées ou encore l'alignement avec les objectifs de l'accord de Paris et ceux fixés par les Nations Unies. Ils s'appuient sur des sources indépendantes et seront accompagnés d'explications détaillées sur leurs modalités d'estimation.

Comme il leur est de plus en plus fréquemment proposé pour leurs dépenses de la vie quotidienne, les consommateurs auront, grâce à cette initiative, un aperçu quantitatif de l'empreinte sociétale et environnementale d'une autre partie, importante, de leurs finances personnelles : leur épargne. Ils peuvent de la sorte s'assurer que les fonds ISR qu'ils ont sélectionnés tiennent leurs promesses mais aussi que les autres actifs qu'ils détiennent, jusqu'aux parts d'entreprises individuelles, s'accordent avec leurs valeurs.

ABN AMRO – Impact des Investissements

La démarche d'ABN AMRO représente ainsi une étape essentielle vers l'intégration des préoccupations croissantes de ses clients au cœur de ses plates-formes. Cependant, comme toujours quand il est question d'infléchir les comportements, l'exposition passive d'une mesure de la situation actuelle ne peut suffire. Il faudra rapidement envisager de compléter ce premier socle avec une assistance pratique et concrète.

Viennent immédiatement à l'esprit les possibilités de présenter les mêmes données d'impact sur l'ensemble des produits auxquels les investisseurs ont accès, en particulier au moment où ceux-ci s'apprêtent à les acquérir (par exemple en regard des statistiques de performance passées). Sur cette base, il serait ensuite tentant d'imaginer un vrai conseil, orientant les décisions vers les solutions adaptées au profil de l'utilisateur, de la même manière, là aussi, qu'est prise en compte l'aversion aux risques de perte.

En synthèse, il ressort clairement que l'industrie bancaire en est encore aux balbutiements de son engagement en matière de RSE. Les actions entreprises jusqu'à maintenant sont les plus simples et elles n'ont d'utilité qu'en formant un tremplin pour la cible vers laquelle elle doit tendre, qui consiste à se transformer en compagnon de proximité des clients. Pour la transition écologique comme pour le bien-être financier.

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