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C'est pas mon idée !

mercredi 8 septembre 2010

Empowered, lecture recommandée !

Empowered, Kindle edition
Après le "Groundswell", qui nous expliquait comment les entreprises pouvaient utiliser les médias sociaux, Josh Bernoff, associé cette fois à Ted Schadler, publie "Empowered", qui en constitue une suite logique. Illustré d'exemples réels, le livre démontre la nécessité de donner aux collaborateurs de l'entreprise les moyens d'exploiter les médias sociaux pour répondre aux enjeux de la prise du pouvoir par les consommateurs.

Je n'ai pour l'instant lu que quelques pages d'Empowered mais cela me suffit pour recommander sa lecture qui promet d'être aussi intéressante que l'opus précédent. Et comme les auteurs le proposent gratuitement dans sa version pour Kindle pour quelques jours, vous ne risquez rien à suivre mon conseil.

Vous pouvez profiter de cette offre même si vous n'êtes pas l'heureux propriétaire d'un Kindle, puisque vous pouvez également obtenir et lire le livre sur les applications offertes par Amazon pour PC, iPhone, iPad, Blackberry et Android. Alors téléchargez "Empowered" dès maintenant !

mardi 7 septembre 2010

A lire ailleurs : la nouvelle ère de l'"Engagement Banking"

Engagement Banking
La popularisation des technologies (PC, mobile, internet...) a profondément transformé la banque dans les 20 dernières années, depuis l'époque où les seuls points d'interaction étaient l'agence et les distributeurs automatiques (limités à la fonction de retrait d'argent). Aujourd'hui, les canaux se multiplient, avec les centres d'appel, la messagerie, les guichets automatiques, la banque en ligne et mobile... Mais se contenter de suivre les clients sur les technologies qu'ils adoptent (comme les réseaux sociaux ou l'iPad, ces temps-ci) ne constitue pas une stratégie et il faut également réfléchir aux vraies attentes des consommateurs.

Le livre blanc interactif publié par SapientNitro (agence marketing), Geezeo (fournisseur de solutions de PFM) et Brett King (blogueur) tente d'analyser ces attentes et propose aux banques les éléments de réfléxion nécessaires pour les guider dans ce que les auteurs considèrent comme une nouvelle ère de l'Engagement Banking (désolé, je suis incapable de traduire). Ce concept repose sur l'idée fondamentale que les technologies déterminent de nouvelles formes de "liens" entre les banques et leurs clients, liens qui ont été perdu avec la diminution de l'importance de l'agence et qui ont encore souffert de la crise financière.

Concrètement, le rapport aborde des questions telles que :
  • Comment les technologies émergentes, comme le geotagging, la réalité augmentée, les interfaces sans contact... peuvent renforcer les relations du consommateur avec sa banque ;
  • Comment la banque en ligne peut mettre à profit le PFM (Personal Finance Management ou gestion de finances personnelles) ;
  • Comment le mobile, le paiement mobile et de personne à personne (P2P) vont transformer les modèles bancaires ;
  • Comment "recruter" les influenceurs des médias sociaux ;
  • Ce que préparent les banques innovantes pour les 5 prochaines années.
Le livre blanc (en anglais) comporte à la fois des dizaines articles de fond et des illustrations pour attiser la curiosité, à l'image de cette photo d'une agence d'ABN Amro :

Le ticket restaurant migre sur une carte sans contact

Clear2Pay
Clear2Pay et Edenred (ex-Accor Services) annoncent le lancement en Belgique d'une solution de tickets restaurant sur carte sans contact. Pour faciliter son utilisation en attendant la généralisation des terminaux adaptés, la carte comprend également une interface classique (à contact) utilisable avec les lecteurs traditionnels.

Les avantages de cette solution sont tellement évidents qu'on peut se demander pourquoi le ticket en papier a survécu aussi longtemps : un peu plus pratique pour les bénéficiaires (surtout si elle les affranchit des contraintes liées au montant fixe des titres habituels), elle va surtout faciliter, fiabiliser et rendre beaucoup plus efficace la logistique de gestion (et donc réduire les coûts), pour l'émetteur, pour les entreprises et pour les commerçants, tous les échanges pouvant être dématérialisés.

Clear2Pay met également en avant le côté "écologique" de la carte, probablement réel malgré son empreinte carbone non négligeable, en comparaison des tickets papier dont le volume annuel est colossal.

La prochaine étape pour les deux partenaires, déjà en test dans des universités, est une dématérialisation totale, avec un moyen de paiement embarqué sur le téléphone mobile, équipé d'une interface sans contact NFC. L'annonce laisse supposer que le faible équipement (des commerçants et des consommateurs) en matériels compatibles est la raison de leur position attentiste sur ce front. L'arrivée de nouvelles applications telles que celle-ci sur le marché du sans contact va peut-être enfin déclencher les premières vagues d'adoption ?

lundi 6 septembre 2010

Swipely est officiellement lancé

Swipely
Après un lancement en mode privé et quelques tatonnements, Swipely est désormais ouvert à tous (aux Etats-Unis).

Swipely est une plate-forme de réseau social centrée sur les achats : les utilisateurs « connectent » leurs cartes et comptes bancaires à leur profil et chaque dépense réalisée devient alors un élément de conversation, partagé avec leur famille, leurs amis…

Les participants gardent tout de même le contrôle sur ce qui est publié et peuvent décider de ce qui apparaît ou pas sur le site. Par défaut, les dépenses sont, dans 70% des cas, automatiquement catégorisées et associées à un commerçant et, pour enrichir l'information, il ne reste plus au « swiper » qu'à préciser l'achat réalisé et lui associer des « tags ». La conversation peut alors commencer, à travers des commentaires et en « suivant » d'autres membres.

Pour ses concepteurs, l'utilité du service est de permettre de partager facilement des « bons plans » entre amis, d'échanger des conseils sur les dépenses, les commerçants, les produits…, rejoignant ainsi un des objectifs de certaines plates-formes de PFM (« Personal Finance Management » ou gestion de finances personnelles).

L'approche de Swipely peut sembler inquiétante, du fait des données publiées (même dans un cercle restreint), mais la présence d'utilisateurs (sans savoir s'ils sont nombreux) montre que la perception des données « privées » évolue… A moins qu'il ne s'agisse que d'une exception culturelle américaine ;-)

Nationwide développe des applications sans sa DSI

Nationwide Financial
Comme nombre de patrons "business", Bob Cline, VP des services et ventes internes de Nationwide Financial, était régulièrement confronté aux "lourdeurs" de son service informatique, bien équipé pour la mise en place de solutions stratégiques (par exemple l'outil de CRM de la banque) mais incapable de réaliser des applications tactiques à coûts et délais réduits. Et, comme dans la plupart des entreprises, les collaborateurs s'adaptent en créant des mini-applications avec les outils à leur disposition tels qu'Excel ou Access, en dehors de tout contrôle et sans cohérence.

Afin de limiter les risques inhérents à ces initiatives locales sans s'embarrasser des processus longs et rigoureux de sa DSI, Bob Cline a mis en place une équipe de 5 "Citizen Developers", dont le rôle est de créer les petites applications qui facilitent le travail sans "mériter" l'implication de l'informatique interne. Technophiles mais non spécialistes, ces 5 "développeurs" créent des solutions rapides et économiques avec des outils automatisés (sans programmation), tels que eglue ou WaveMaker. Bob Cline se défend vigoureusement de faire de l'informatique : la cible de son équipe dédiée est celle des applications à courte durée de vie ou destinée à une poignée d'utilisateurs. Ses relations avec les responsables informatiques sont parfois difficiles mais lorsqu'il a un besoin, il lui suffit de demander quelle alternative ils peuvent lui proposer pour rétablir l'équilibre...

L'idée d'introduire des équipes de développement "légères" au plus près des métiers, pour plus d'agilité, est loin d'être nouvelle (j'ai eu l'occasion de voir une expérience menée - et échouer - il y a plus de 20 ans dans une banque française). Ce qui change aujourd'hui, c'est l'approche du développement logiciel : entre des outils de plus en plus faciles à prendre en main et des utilisateurs de moins en moins intimidés par la technologie, la création d'application se démocratise et commence à imprégner les "pores" de l'entreprise.

Le DSI doit impérativement se préoccuper de cette tendance, qui fait partie du mouvement global de "consumérisation" de l'informatique d'entreprise. Les causes des échecs passés ne sont en effet pas éliminées par de nouvelles générations d'outils et il lui faudra à la fois accepter les applications développées en dehors de son périmètre et établir des "contrats" avec ses homologues du business pour fixer les règles du jeu et, en particulier, définir clairement les responsabilités sur les choix des produits, le suivi des applications, les possibilités de transfert...

Référence : InformationWeek

dimanche 5 septembre 2010

HP invente le data center ultra-flexible

HP Flexible Data Center
Avec l'augmentation constante de leurs besoins de puissance informatique, les grandes entreprises se trouvent fréquemment confrontées à un dilemme : accroître la capacité d'un data center (centres de production informatique) existants ou en constuire un nouveau ? La première option n'est pas toujours possible et, surtout, ne permet pas d'atteindre l'excellence des installations de dernière génération mais la seconde proposition est coûteuse et est longue à mettre en place.

Pour faciliter le choix, HP a conçu le Flexible Data Center afin de limiter les coûts d'investissement et le délai de mise en route d'un nouveau centre. Avec cette approche modulaire, l'installation prend la forme d'un "papillon", composé d'un coeur central et de 1 à 4 ailes d'une capacité de 0,8 MW chacune. Ces ailes peuvent être ajoutées progressivement et "couplées", jusqu'à une puissance combinée de 3,2 MW.

HP Flexible Data Center

De plus, chaque "composant" de cette installation, de l'immobilier à l'alimentation électrique en passant par le refroidissement, peut être choisi parmi différentes configurations (par exemple construction "en dur" ou modules préfabriqués, refroidissement par air ambiant ou par échangeur de chaleur...).

Les bénéfices annoncés sont multiples et concernent en premier lieu les coûts d'investissement qui peuvent être répartis dans le temps en fonction des besoins réels de l'entreprise, sans obérer la capacité d'extension future du centre de production. Côté délais, HP annonce qu'un "papillon" peut être livré en un an, à comparer aux 3 ans typiques d'une installation traditionnelle.

Et le constructeur joue également sur la corde environnementale, un autre avantage déterminant de la construction d'un nouveau centre (par rapport à la transformation d'un centre existant). La conception de l'installation et le choix des modules qui composent le "papillon" permettraient ainsi des économies sensibles en énergie et en eau.

A mi-chemin entre les conceptions classiques et les centres de production en conteneurs (qui peinent à convaincre les décideurs car ils restreignent le choix des composants informatiques : serveurs, réseau, stockage...), le Flexible Data Center d'HP a certainement une carte à jouer pour aider les entreprises à construire de nouvelles installations plus efficaces et plus "vertes"...

WISePay, (encore) une solution de paiement mobile

WISeKey develops WISePay
En 2008, WISeKey ("The World Internet Security Company"), spécialiste suisse de la sécurité, s'était engagé au sein de la "Clinton Global Initiative" (CGI) à apporter des services financiers aux populations qui en sont exclues à travers le monde. Deux ans plus tard, la société va présenter WISePay, sa solution "universelle" de paiement mobile à l'occasion de la prochaine réunion de la CGI.

Conçue pour les établissements financiers, les opérateurs de télécommunication et les commerçants, cette nouvelle offre propose des services de paiements de tous types (paiement P2P, paiement de facture, rerchargement de cartes, service en ligne, remboursement de prêt, paiement en boutique, programme de fidélité...) et de banque en ligne. Malgré une certaine insistance sur ses applications pour iPhone (un peu éloignées de la cible de la CGI...), WISeKey promet une compatibilité avec tous les téléphones mobiles, en adaptant le mode de fonctionnement (du SMS à l'application pour smartphone) selon le terminal de l'utilisateur.

En plus de son engagement dans la CGI, WISeKey met l'accent sur la sécurité (jouant sur la réputation suisse dans le domaine). Mais, dans l'ensemble, il est difficile d'identifier une véritable originalité dans la proposition de valeur de WISePay...

SAS démocratisee l'analyse prédictive

SAS, le spécialiste des solutions décisionnelles, annonce le lancement de Rapid Predictive Modeler, un nouveau composant de son offre Enterprise Miner destiné aux analystes métier et non plus seulement aux statisticiens spécialisés.

Après le développement de la BI ("Business Intelligence") pour les besoins de suivi et d'analyse des données historiques de l'entreprise, l'utilisation des mêmes technologies pour prévoir des tendances futures prend de l'ampleur. Cependant, l'analyse prédictive requiert généralement l'intervention de spécialistes capables d'identifier les données pertinentes et de définir les modèles applicables pour obtenir des résultats utiles.

La promesse de SAS Rapid Predictive Modeler est d'ouvrir ces approches à un plus grand nombre de personnes, en les guidant pas à pas dans le choix des données et la définition des modèles, via une interface dédiée ou à travers MS Excel (le logiciel préféré des analystes). Une fois déployés, les modèles délivreront leurs résultats à travers les outils traditionnels de reporting de SAS. La facilité d'utilisation est obtenue grâce à des meta-modèles prédéfinis, des capacités de détection automatiques d'anomalies dans les données et une présentation graphique (sous de multiples formes) des résultats.

L'analyse prédictive n'est pas la première application du décisionnel dont l'accès est promis aux utilisateurs "lambdas" (en l'occurence des analystes métier ayant une bonne vision des données et de leur utilisation possible). Les limites habituelles de cette démocratisation sont toujours présentes avec l'offre de SAS : sa prise en main restera malgré tout réservée à des utilisateurs avancés (et feront-ils l'effort nécessaire pour maîtriser l'outil ?) et les modèles prédéfinis ne permettent pas les analyses fines et complexes que peuvent concevoir des spécialistes. De plus, il ne faudra pas perdre de vue les possibilités d'interprétation erronée de modèles mal définis ou mal mis en oeuvre, qui imposeront une "surveillance" de l'utilisation qui est faite des résultats. Au final, l'analyse prédictive (comme la BI en général) pour tous restera probablement marginale pour quelques temps encore...

vendredi 3 septembre 2010

Yammer enrichit sa solution de micro-blogging

Yammer
Yammer, le "Twitter d'entreprise", est utilisé par 1 million de personnes dans plus de 80 000 entreprises (dont 80% des Fortune 500). Pour accéler son développement, ses créateurs annoncent une nouvelle version, prenant la forme d'une véritable plate-forme de réseau social d'entreprise, qui restera cependant centrée sur les principes du micro-blogging qui ont fait son succès.

Cette évolution apportera deux nouveaux modes de communication, le chat et les messages directs (vers un utilisateur ou un groupe), mais la principale nouveauté sera la possibilité d'intégrer les applications d'entreprise dans les conversations. Pour éviter la confusion, ces dernières seront réparties en 5 catégories : flux personnels (messages des personnes que l'utilisateur suit), flux d'entreprise (messages à diffusion générale), messages personnels, flux d'activité (les messages des applications) et notifications (pour les événements).

Par rapport à d'autres plates-formes de réseau social d'entreprise, Yammer présente l'intérêt d'être très ciblée en offrant un seul service de micro-blogging, ce qui évite la perplexité des utilisateurs devant une panoplie d'outils trop large, qui aboutit souvent à une difficulté d'adoption. Les nouvelles évolutions proposées ne devraient pas nuire à cette force de la solution, tout en permettant de l'enrichir en fonction des besoins et de la maturité de l'entreprise.

L'intégration d'applications dans les conversations risque d'être difficile à réaliser (pour des raisons techniques et "culturelles") mais pourrait permettre d'imaginer de nouveaux usages intéressants pour ce type de plate-forme, au-delà de la capitalisation de la connaissance par les réseaux qui est son objectif premier.

lundi 30 août 2010

Comment la DSI de Llyods accompagne le métier

Lloyds
Un commercial qui veut dialoguer avec un client sur Facebook, un assureur qui souhaite accéder sur son smartphone à un des contrats qu'il gère alors qu'il est en déplacement : si vous êtes dans une entreprise classique, vous vous attendez certainement à la réaction de votre DSI et/ou de votre manager : VERBOTEN !

Chez Lloyds, la vénérable compagnie d'assurance, le message est totalement différent : Peter Hambling, le DSI, a compris qu'il devait établir une nouvelle relation avec ses "clients" et, après avoir obtenu l'aval de son conseil d'administration, il a mis en place un "contrat" avec les responsables métier en vue de déployer les technologies utiles pour leur activité en partageant les risques avec eux. D'un modèle où les risques amenés par la technologie constituent un problème informatique qu'il faut écarter, le DSI est ainsi passé à la vision d'un risque pour l'entreprise qu'il s'agit de maîtriser.

Mais ce n'est pas seulement l'utilisation de Facebook ou d'iPhones qui est différente chez Lloyds : les équipes informatiques y sont également immergées au coeur des équipes métier, ce qui a permis de développer de nouvelles applications et d'innover, en évitant les dérives que l'on peut trouver dans d'autres entreprises (pensez à tous ces iPhones qui se connectent à votre SI malgré l'interdiction en vigueur...).

Référence : Ted Schadler's Blog (Forrester).